Benflis : On ignore l’identité de celui qui a limogé Toufik

Qui gouverne l'Algérie ?

Benflis : On ignore l’identité de celui qui a limogé ToufikAli Benflis, président de Talaie El Houriyet, s’est exprimé, aujourd’hui mardi, sur la mise à la retraite du général de corps d’armée Mohamed Mediène, ex-chef du DRS.

« Ce limogeage est intervenu dans une Algérie anormale, dans des circonstances de vacance du pouvoir (…)  le premier responsable du pays est malade ; que Dieu guérisse tous les malades sur terre. Il ne s’est pas adressé au peuple depuis 2012, (discours de Tab Djenanou ndlr) », a déclaré Benflis, lors d’une conférence de presse qu'il a animée au siège de son parti à Alger.

« Qui gouverne le pays ? », s’est interrogé Benflis, avant de répondre à sa propre question : « l’identité réelle de celui qui a pris les les décisions est inconnue ».

Benflis a affirmé qu’il n’a pas subi de pression de la part du DRS quand il a assumé, au début des années 2000, les fonctions du chef de gouvernement de Bouteflika. « Je n’ai pas subi de pression ni d’ingérence. J’ai travaillé en fonction du système existant ».

Il a assuré qu’il ne fait plus partie de ce système. « Je suis dans l’opposition depuis mai 2003 », dit-il en réponse à une question concernant la décision du ministère de l’Intérieur de délivrer un agrément à son parti, Talaie El Houriyet alors que d’autres formations politiques n’ont pas eu droit au même traitement de la part de l’administration. « Nous avons 3000 militants et des bureaux dans toutes les communes du pays. Nous avions attendu 14 mois pour obtenir cet agrément », a-t-il ajouté.

« L’opposition n’a pas dépensé 800 milliards de dollars »

Parlant de la situation économique, Benflis a estimé que les mesures prises par le gouvernement, dans le cadre de LFC 2015, vont permettre d’économiser à peine 350 milliards de dinars. « Une goutte d’eau dans un désert », commente-t-il en avançant que le déficit attendu suite à la chute des prix du pétrole devrait atteindre 2600 milliards de dinars (environ 26 milliards de dollars). Ses prévisions sont basées sur le fait que l’Etat dépense, selon lui, entre 80 et 90 milliards de dollars par an et non pas 60 milliards de dollars, comme annoncé officiellement.

Selon lui, le gouvernement a fait preuve d’une prodigalité excessive en ce qui concerne « le recyclage de l’argent de l’informel ». Au lieu d’une taxe de 7 %, le gouvernement aurait dû exiger 30 % ou, au moins, 20 % pour la bancarisation de cet argent, produit de la « fraude fiscale ». Il a estimé, en outre, que cette opération d’amnistie fiscale devait faire l’objet d’un « débat national », avant de passer à sa mise en œuvre.

L’ex-candidat aux présidentielles de 2004 et 2014 a répondu au premier ministre Abdelmalek Sellal qui a accusé l’opposition de semer la panique au sein de la société, après la chute des prix du pétrole. « L’opposition n’a pas dépensé 800 milliards de dollars sans que cela ne change en rien la situation économique du pays… », a défendu Ali Benflis.

El Watan  

 

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