Le nouvel album de Ali Amran est déjà sur les étals

Akk’i d’amur, un opus qui veut tout dire


L’immigration vécue et chantée par Ali Amran demeure un acte d’isolement de ses siens. La souffrance de l’exil, du voyage dans les cales de galère, ce sont des sujets égrénés dans son album. Le premier single extrait de ce nouvel album est l’adaptation en rock moderne de l’une des chansons du chanteur chaâbi Hsissen, Refdagh tavalizt (j’ai pris la valise). Impulsé par une excellente rythmique, notamment par son refrain, l’ambiance du morceau est pour la première fois porteuse d’une véritable émotion.

Le rockeur Kabyle, Ali Amran vient de sortir un nouvel album plus expérimental. Il l’a tout simplement nommé Akk’i d’amur.

Cet opus, après A xali Sliman qui a fait du jeune Ali un artiste incontournable, s’inscrit dans la droite ligne de son évolution depuis son premier album. Ali Amran renoue ainsi avec un rock plus épuré. Une musique attractive et des chansons sommairement consacrées à l’immigration. L’artiste a su tirer le fil d’accroche. L’immigration ! Un sujet et une obsession qui traquent certainement la frange juvénile. Il aborde entre autres des thèmes qui lui sont très proches ; les aléas de l’amour, l’amertume de l’exil, les sans-papier… Une plongée parfois mélancolique dans la réalité de cette nouvelle génération, qui a subi ou a préféré la fuite. L’immigration vécue et chantée par Ali Amran demeure un acte d’isolement de ses siens. La souffrance de l’exil, du voyage dans les cales de galère, ce sont des sujets égrénés dans son album. Le premier single extrait de ce nouvel album est l’adaptation en rock moderne de l’une des chansons du chanteur chaâbi Hsissen, Refdagh tavalizt (j’ai pris la valise). Impulsé par une excellente rythmique, notamment par son refrain, l’ambiance du morceau est pour la première fois porteuse d’une véritable émotion.  Ainsi, le compositeur rend un hommage aux artistes de la première génération qui ont chanté l’immigration. Fidèle à son style ! Et cela s’entend, du premier au douzième titre, on perçoit une volonté d’insuffler du rythme, en consacrant un style folk-rock instinctif et technique. Des chansons à texte percutantes et pleines de nostalgie, les  meilleures se dessinent probablement à force de les écouter et le progrès s’affiche après l’invitation au plaisir charnel de la voix du chanteur Idir. L’album se conclut de la meilleure des manières, deux chansons de son répertoire retravaillé méticuleusement. Amsebrid et Huriya étaient déjà chantées dans son premier album édité en 1994.

Les mélodies lyriques se fondent parfaitement de touches des guitares, acoustiques et électriques accompagnés des jeux de basse et de différentes résonances de percussion.   Le tout dégage une belle harmonie musicale.

Ali a avoué qu’il a consacré tout son temps à cet album. Tant ce qu’il a produit est dense, il n’entend pas sûrement rompre avec ce qui a toujours fait son succès et attiré des foules à chacun de ses concerts, D’ailleurs, une tourné l’attend prochainement en Kabylie.  

 La Dépêche de Kabylie                

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