Hamid Médjahed


«Il faut enterrer la médiocrité pour que fleurisse la qualité»

«Il faut enterrer la médiocrité pour que fleurisse la qualité»La Dépêche de Kabylie : Quelle conception faites-vous du festival culturel local de la musique et de la chanson kabyles ?
Hamid Médjahed : Quand on essaye de faire quelque chose, même sil ya des lacunes, on les oublie et on les met de côté. L’essentiel, c’est de le faire.

Propos recueillis par : Amastan S.

En ce qui me concerne, je suis émerveillé, car, toutes les générations se sont rencontrées, artistes et public. C’est aussi l’occasion pour les jeunes talents qui viennent tenter leur chance. Mais, c’est très bien de renforcer cela par des professionnels : C’est une très bonne idée et moi, je suis pour. Je suis avec tous ceux qui travaillent même s’ils ne réussissent pas à 100%. Ils n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas.
Ceux qui travaillent, eux, peuvent s’améliorer. J’ajouterai aussi qu’en ce qui concerne la chanson kabyle, ce festival est l’occasion de la montrer aux non kabyles qui seront certainement surpris de sa beauté et sa qualité. Enfin, je suis sûr qu’à ce rythme, il y aura certainement un jour un festival international de la chanson amazighe qui pourrait avoir lieu même en dehors de l’Algérie.

Que pensez-vous du public que vous avez gratifié d’un « Chdah ulac » ?
Ah çà, j’y tiens. Avec moi, « Chdah ulac ». Cela s’est très bien passé et le public a été merveilleux : Il était venu nous écouter et non pas pour nous entendre. 

Le public vous a écouté chanter mais aussi parler durant les conférences du festival. Ne pensez-vous pas que cela devrait être une tradition ?
Exact. Il ne faudrait pas que cela se limite aux évènements du genre « droits de la femme uniquement le 8 mars » Vous voyez ce que je veux vous dire. Il faut que cela devienne une culture qui permettra à tout le monde d’apprendre et de découvrir. Et cela est valable aussi pour tous les arts. 

Pour terminer, en matière de travail, vous êtes connu pour être très exigeant et vous avez raison.
Je suis exigeant parce que je suis pour le peu et le bien. Je suis un fervent supporter du peu et bien. La quantité ne peut pas amener la qualité. Alors, ma dernière phrase sera : Il faut enterrer la médiocrité pour que fleurisse la qualité.

 

Impressions


Nouara :

  • «C’est vrai que je ne suis pas venue chanter à Bgayet depuis 1974, donc depuis près de 36 ans. Mais ce que je tiens à vous dire, c’est qu’à travers toute la Kabylie je suis chez moi.
Je trouve ce festival merveilleux et j’espère que le public qui viendra à chaque édition aura à découvrir encore beaucoup d’autres artistes, surtout ceux que l’on a tendance à oublier.
Il faudra leur rendre hommage. Je souhaite beaucoup de réussite à tous les jeunes artistes qui travaillent, je parle de tous les arts et je suis heureuse de constater qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent pour notre culture». 

Ali Méziane :
  • «Ce festival est une très bonne chose car l’essentiel est la rencontre. Maintenant, s’il y a des carences, c’est tout à fait normal puisqu’il s’agit d’un grand évènement. En ce qui me concerne, j’aimerais quand même dire que l’on ne peut pas parler de culture si l’on oublie la chanson pour enfants : Je le dis et je le répète. D’ailleurs, j’ai donné l’exemple et j’ai même quatre albums en attente mais il semble que l’on encourage pas ce qui est éducatif»




La Dépêche de kabylie

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