Tomber de rideau sur la deuxième édition du festival national de la chanson amazigh de Tamanrasset


Un programme artistique et scientifique riche en émotions

Un programme artistique et scientifique riche en émotionsRabah Asma a mis le feu à Tamanrasset avec un spectacle exceptionnel durant la clôture du jeune Festival national de la chanson amazighe, après sept jours de prestations, de spectacles et de découvertes.    

La deuxième édition du Festival national de la chanson amazighe s’est déroulée à Tamanrasset, dans la ville des hommes bleus, du 19 au 25 décembre.
Elle a été clôturé avec un spectacle animé en soirée par le talentueux chanteur kabyle Rabah Asma sur l’esplanade de la maison de la Culture. Auparavant, l’ouverture s’était faite avec le fabuleux groupe de rock des Abranis, précédé des douces mélodies de l’imzad jouées par Amrioudh, du tindi battu par l’association Issektadi et de la tazamert présentée par Aghrib Ahmed.

Durant l’ouverture officielle par le wali de Tamanrasset, un vibrant hommage a été rendu à un artiste représentatif de chaque région amazighophonne avec remise de médailles du mérite et de la reconnaissance : Debbache Djamel pour Ghardaïa, Cherif Kheddam pour la Kabylie et dont la distinction a été remise en dépôt à Farid Daf, responsable de l’établissement Mas-Production, coorganisateur du programme artistique et des conférences, les joueuses d’imzad Amerioudh Fatma et Badi Lalla pour Tamanrasset, les regrettés Athmane Bali pour Illizi et Ali Nasri dit Katchou pour les Aurès ont été représentés par leurs enfants respectifs.

La manifestation, organisée sous le haut patronage du ministère de la Culture, s’est articulée autour d’un programme artistique et scientifique. En marge de ces festivités, des expositions permanentes culturelles et patrimoine matériel reprenant la vie quotidienne des nomades de l’Ahaggar ainsi que des soirées musicales ont été également organisées.
En matinée, des conférences ont été animées par des spécialistes autour des thèmes traitant de la chanson amazighe sous divers aspects et angles de vue. Tour à tour, et durant chaque après-midi, les groupes de chanteurs, venus de différentes régions berbérophones, se sont produits devant un jury qui devait les départager.
Trois axes ont été retenus pour les compétitions : la musique, la chanson et la combinaison de la musique et de la chanson. Les soirées étaient animées par des galas artistiques hors concours où plusieurs vedettes se sont produites au bonheur d’un public formé surtout de familles et de jeunes dans une ambiance bon enfant. Le cycle des conférences s’est achevé sur une série de recommandations visant, entre autres, l’amélioration constante du festival dans son fond et dans sa forme mais surtout l’application effective de la convention de l’Unesco, du 17 octobre 2003, pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

Le jury a décerné le premier prix au groupe Thaziri des Aurès et le deuxième prix à la troupe Djibal (Idurar) Tassili. Par ailleurs, quatre autres prix ont été attribués pour la catégorie chant. En pole position, se trouve le groupe Itran de Tamanrasset suivi de Bordj Ba Dahmane de Ghardaïa pour la deuxième place.
Le premier prix dans la catégorie musique est revenu au groupe Mazal de Bgayet (Kabylie) alors que la troupe Tassili de Djanet s’est classée deuxième. Notons, cependant, que tous les documents officiels de cette manifestation (brochures, banderoles, programmes, annonces, affiches et affichettes) étaient écrits en arabe et en français à l’exception de la langue amazighe, pourtant élément central du festival.

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