Les voix du hoggar de Lynda Handala

 

Le souffle vivifiant d’une jeune auteure

L'Expression 26/08/2008

«Tous unis, nous venions de signer en lettres de lumière un pacte avec l’avenir qui nous offrait mille promesses.»

Lynda Handala vient de faire paraître aux éditions Dalimen Les voix du Hoggar, un livre qui raconte une histoire, sans doute inspirée par les lectures de la jeune Lynda qui, d’une plume alerte et dans une langue aussi simple que riche et belle, raconte une aventure qui commence avec le legs d’un grand-père aimé, honoré et surtout respecté.

Lynda est jeune, «mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années».


A dix-neuf ans, elle a su et pu maîtriser la langue qu’elle fait plier à ses volontés et coucher sur le papier ses émotions et ses rêves. Pour une jeune scientifique, Lynda poursuit des études en pharmacie; elle sait manier la plume et dire toute la poésie qu’elle renferme en elle. Passionnée de littérature, elle s’est mise à l’écriture, ce qui lui a réussi avec Les voix du Hoggar. Un Hoggar attirant et qu’elle a su décrire avec brio sans pourtant l’avoir visité.

La phrase est belle, simple et les mots sont apprivoisés tels des oiseaux que Lynda fait voler pour son plaisir et ceux des lecteurs. M’hand Adhou, le grand-père adulé de son vivant, s’est éteint dans cette grande maison que lriz la narratrice et son frère prennent pour le château. Peu de temps après cette mort qui est venue tel un coup de tonnerre dans un ciel bleu, Iriz et son frère entrent à leur corps défendant en compagnie d’Amestan Tifidi, qui se révèle être le parent caché, possesseur lui aussi d’un médaillon semblable à ceux que le grand-père a fait parvenir après sa mort à lriz et son frère. Munis de ces médaillons, nos héros sont au Hoggar à la faveur d’une invitation. Ils y vivent une aventure des plus palpitantes dans Tamanrasset la belle cité targuie. Ils découvrent ainsi la sépulture de la princesse Tilleli Tin Menora, le dernier Amenokal des Kell Ahaggar, Une sépulture renfermant un immense trésor. Mais pourquoi déflorer l’ouvrage ?

L’ouvrage de Lynda se termine sur une note d’espoir comme il sied à une jeune fille: «
Tous unis, nous venions de signer en lettres de lumière un pacte avec l’avenir qui nous offrait mille promesses.» Ecrit avec passion, et aussi dans l’un des niveaux de langue des plus abordables, tout en étant appréciable, Les voix du Hoggar est un ouvrage à conseiller à la lecture et à la relecture par tous ces jeunes qui ont certainement des choses à dire et qui arrivent difficilement à les exprimer!

Ayant la stature d’une grande, Lynda, dans cet essai qui est un coup de maître, semble vouée à l’écriture. Quand on a entre les mains le roman de Lynda, on est comme attiré par la magie du verbe en action et il est difficile de se détacher des aventures d’Iriz et d’Amayas son jumeau. On se prend de tendresse pour ce grand-père disparu, dès les premières pages et aussi d’amitié pour cet oncle et ses personnages, les uns doux et les autres rusés et curieux. Ce roman, on le reçoit «
tel un souffle, mêlant saveurs printanières, parfum du repos et douce brise pastel,...».

Un roman que l’on ne peut qu’accueillir avec beaucoup de plaisir car annonçant que malgré tout, les jeunes sont là, en mesure de remplacer les aînés !

 

par A. SAÏD

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