Le cinéma national a été représenté par 19 productions

Belle moisson des cinéastes algériens au Festival du film amazigh à Agadir

La Tribune 18/06/2008 Le cinéma national a été représenté par 19 productions

Une belle moisson pour les films algériens d’expression amazighe lors du festival «Isni Ouragh» qui s’est achevé dimanche dernier à Agadir, au Maroc.
En plus de la forte participation algérienne, dont El Hachemi Si Assad, membre du jury et commissaire du Festival national du cinéma amazigh, les prix étaient à la hauteur. Ainsi, le film long métrage Mimezrane de Ali Mouzaoui s’est adjugé le grand prix du festival et le prix du meilleur scénario.

Dans la catégorie documentaire, le premier prix est revenu à H’nifa, une vie brûlée de Sami Allam et Ramdane Iftini. C’est une troisième distinction pour ce documentaire de haute facture qui traite de la vie d’une des plus belles voix de la chanson algérienne d’expression kabyle.

L’œuvre a été, pour rappel, distinguée lors du dernier Festival du film amazigh qui s’est déroulé à Sétif en se voyant décerner l’Olivier d’argent et en remportant, quelques semaines plus tard, le premier prix dans la catégorie documentaire lors du «Panorama du cinéma Alger, capitale de la culture arabe 2007». Le prix du meilleur rôle féminin a été attribué à l’actrice Fatma Zohra Baghdadi dans le film Arezki l’indigène ou
l’épopée d’un grand insoumis de Djamel Bendedouche, rapporte l’APS qui cite Si El Hachemi Assad.
Le jury a apprécié le long métrage Tagat et le court métrage Tislatin n’oughanim, respectivement des réalisateurs Lahoucine Chkir et Ahmed Baidou. Le film d’animation inspiré d’un conte populaire, Loundja, du jeune cinéaste Mohamed Boukourdane a, lui, obtenu une mention spéciale du jury.

Cette moisson de prix apparaît cependant quelque peu étrange, puisque, lors de la dernière édition du Festival national du film amazigh qui s’est déroulé à Sétif, le plus grand prix est revenu à un réalisateur marocain. Est-ce le retour de manivelle ?
Fort probable.
Même si le plus important est d’encourager la production cinématographique nationale, en léthargie depuis plusieurs années, malgré un semblant de créativité ces derniers temps. Pour rappel, le cinéma national a été représenté au Festival du film amazigh d’Agadir par 19 productions couvrant tous les types, à savoir longs et courts métrages, films documentaires  et d’animation.

D’autres productions suivront certainement. Du côté d’Agadir, on parle d’ores et déjà de projets de coopération entre les cinéastes algériens et marocains, notamment un partenariat dans le domaine de la coproduction, de la formation et de la diffusion de films, dira M Assad. Une belle image d’une entente qui dépasse la politique. 
 

par Ali Boukhlef

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