IVe Festival national de musique de jeunes


Le légendaire Tagrawla de retour

TAGRAWLALe 4e Festival national de musique de jeunes, qui s’est tenu à Oum El-Bouaghi du 2 au 7 juillet, a vu le retour sur scène du groupe Tagrawla.

Le groupe Tagrawla, d’expression amazighe, s’est illustré mardi dernier, lors d’une soirée particulière. Les jeunes sont donc venus acclamer, debout, Omar, Belaïd et leurs musiciens pour leur magnifique répertoire, tiré essentiellement des anciens tubes des années 1980, celles de la contestation.

Le groupe Tagrawla a décidé de réinvestir la scène artistique avec force. Il signe cependant son retour en restant fidèle à la tradition de la chanson amazighe, avec, néanmoins, de légers remaniements dans son répertoire, lequel a évolué au fil du temps pour enfin offrir un patchwork de compositions, entre chansons à texte et variétés, au large public. Ce dernier a ainsi savouré les rythmes de la chanson kabyle, en particulier Fadhma N’soumer et Yougourtha. Des titres, artistiquement bien composés, qui invitent à une rétrospective du patrimoine amazigh. Bien plus, Tagrawla, dont le nom signifie révolution, n’est pas resté accroché seulement à la chanson kabyle. Les vieux routiers que sont Omar et Belaïd savent répliquer sur scène avec chant à la flûte et au bendir, et ce au grand bonheur des jeunes. Avec yemma tedda hafi, une chansonnette rendant hommage à la mère qui élève avec difficulté ses enfants, c’est toute une symbolique sur la femme auréssienne qui est évoquée avec subtilité. Une heure de temps n’a pas suffi au groupe pour redorer son blason et révélé que le talent ne s’use pas, même lorsqu’on a dépassé la cinquantaine.

Pour Belaïd, l’interprète du groupe, «entre Kabyles, Chaouis, Mozabites et Touareg, il y a un dénominateur commun qu’on retrouve dans la musique». L’ancien animateur de la radio Chaîne II nous a affirmé, à la fin du concert, que «le groupe ne s’est pas arrêté de chanter, même si nous sommes exclus de certains festivals comme Timgad et Djemila, et ce pour des raisons inconnues». En fait, cette pause ne signifie nullement que Tagrawla a jeté le tablier. Les artistes sont presque partout, là où la chanson algérienne est honorée, comme a tenu à préciser Omar. Ils reviennent du Maroc, plus précisément de Fès, où le public a manifesté un engouement pour la qualité de leur prestation et leur style d’interprétation.

Un nouveau disque sera sur le marché prochainement, avec dix chansons. Un album qui est édité par le grand chanteur Brahim Izri.

Le Jeune Indépendant

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