CLOTURE DU SIXIÈME COLLOQUE “KAHINA, REINE DES AMAZIGHS”


Assumer une identité

“KAHINA, REINE DES AMAZIGHS”Ce rendez-vous avec l’histoire ou l’une des figures (Kahina, reine des Amazighs) de notre histoire millénaire s’est transformé, en l’espace de deux jours, en un forum d’échange de dialogue, de proposition et d’écoute surtout.

Les deux journées réservées au 6e colloque historique “Kahina, reine des Amazighs” s’avèrent trop courts et insuffisants pour aborder et moins encore étudier ou expliquer à la jeune génération, cette page de notre profonde histoire.
Si la majorité des présents à la rencontre ont fait le déplacement de la ville de Khenchela et des daïras et communes de la wilaya, ils sont nombreux aussi à avoir fait le voyage aussi bien des villes et wilayas limitrophes (Batna, Biskra, Oum El-Bouaghi, Souk-Ahras). Certains nous ont informés qu’ils venaient de Kabylie (Tizi Ouzou et Béjaïa). C’est dire combien ce genre de rencontre intéresse les Algériens, assoiffés pour connaître et renouer avec leur histoire. Ce rendez-vous avec l’histoire ou l’une des figures (Kahina, reine des Amazighs) de notre histoire millénaire, s’est transformé en l’espace de deux jours, en un forum d’échange de dialogue, de proposition et d’écoute surtout. Aussi bien les conférences animées par les spécialistes (linguistes, historiens, archéologues…) que les interventions des militants et érudits étaient suivies avec grand intérêt et attention. La nécessité de classer le site de la reine Kahina comme patrimoine internationale par l’Unesco et la valeur du patrimoine archéologique dans la wilaya de Khenchela deux conférences respectivement du président de l’association culturelle et scientifique organisatrice du colloque M. Djellal Tayeb et M. Nakia enseignant, deux conférences largement débattues par les présents, qui ont manifesté leur mécontentement, quant à l’état du site archéologique de Baghaï, qui est pour rappel, le lieu de naissance de la reine berbère, selon les spécialistes et les chercheurs.

Une autre conférence qui aussi suscitée l’intérêt des présents et qui a trait à la vie des rois et reine numides, animée par le poète et auteur de Béjaïa, Brahim Tazaghart. La nécessité de passer de la tradition orale à l’écrit, sans pour autant laisser ou délaisser l’oral, car c’est un patrimoine qu’on n’a pas le droit d’oublier, par contre l’écrit, constitue l’arme des temps modernes, martelait le conférencier. Le souci de la trace écrite, le lègues aux générations futures, les ponts tracés et installés entre les différents variantes de la langue amazighe, étaient au menu de la conférence de Brahim Tazaghart longuement ovationné. Bien avant la clôture, les organisateurs et les présents avaient rendu un vibrant hommage à titre posthume à feu Aïssa Ben Agoun, inspecteur de la langue amazighe dans la wilaya de Batna, mort suite à une langue maladie. Des imperfections dans l’organisation sont signalées çà et là, il n’en demeure pas moins, que cette 6e édition, n’a pas bénéficié d’un budget adéquat, loin de là. Hormis le ministère, les autorités locales n’accordent l’importance nécessaire à cette manifestation, à titre d’exemple, les conférenciers qui ont fait le déplacement de l’étranger, les frais de transport étaient à leur charge et pourtant le colloque honore et rend hommage à une ancêtre, la nôtre.

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