Hommage à Allaoua Zerrouki

Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou

La Depeche de Kabylie 15/04/2008

Hommage à Allaoua Zerrouki
La Maison de la culture Mouloud-Mammeri rendra à partir de ce mardi un hommage au “rossignol de la chanson algérienne”, Allaoua Zerrouki.

Un programme riche et varié est concocté à cette occasion par les organisateurs pour ressusciter Tassekkurt, Sidi Aïche, Rreb Lehine, des chansons immortelles interprétées par une voix exceptionnelle des années 50 et 60.

Cette évocation sera inaugurée par une exposition de photos, manuscrits instruments de musiques, des coupures de presse retraçant le parcours, la vie et l’œuvre de l’artiste. Rachid Mokhtari, journaliste et écrivain et auteur du livre Allaoua, Zerrouki, Slimane Azem chantent Si Muhand U M’hand aura l’occasion dans l’après-midi du mardi d’aborder d’une manière plus approfondie la production artistique de Zerrouki. La journée du mercredi sera consacrée à deux projections vidéo, il s’agit d’un concert animé par le chanteur en 1959 à Alger et l’émission Tamurt nnegh, réalisée par Chérif Mammeri sur Allaoua Zerrouki. La journée phare de cet hommage sera sans doute le jeudi 17 avril où un grand gala est prévu à partir de 13h00 avec une pléiade d’artistes, à savoir notamment Akli Yahiathène, Djamel Allam, Meziane Mohand Ameziane et beaucoup d’autres. Ils seront accompagnés par l’orchestre qui sera dirigé par le chanteur musicien Ahcène Nath Zaïm et la chorale polyphonique de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri le gala sera également ponctué par des témoignages d’anciens artistes amis de Allaoua Zerrouki et la présence de sa fille qui viendra spécialement de France à l’occasion.

A noter que cette manifestation est organisée par MAS production sous l’égide de la Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou qui rentre dans le cadre “De la sauvegarde de la mémoire collective”.

Né le 5 juillet 1915 à Amallou, village suspendu sur les montagnes de Seddouk, le premier succès de Allaoua Zerrouki remonte à 1948 avec le disque “Téléphone soni soni”. Avec plus d’une vingtaine de chansons et d’autres non classées, donc inédites, sa discographie comme toute sa carrière, est émouvante : El Babur (Ô bateau !), A tasekkurt (Ô perdrix), Sidi Aïch, Tskhilek attir (Je t’en prie oiseau), Dacu i gerbeh ? (Qu’a-til gagné ?), Lewjab n wassen (Supplice de l’autre jour), Ay aâziz itezhidh (Aime, tu t’es trop amusé ?), Zhar ewlac (Pas de chance) ou encore en hommage au colonel Amirouche : Ay akal ourthetsgheyir (Terre préserve son visage)... etc.

En compagnie du non moins célèbre Dahmane El Harrachi, il connaîtra le drame de sa vie : un accident en cours de route vers Avignon. Il devait chanter ce jour-là. Miraculé, fragilisé, il a pu survivre à la catastrophe mais hélas il ne pourra tenir longtemps. En 1968, le 17 novembre à Paris, nous quitta Allaoua Zerrouki suite à ses blessures et sa longue maladie. Enterré à Père-Lachaise, il fut accompagné vers sa dernière demeure par ses proches, amis et admirateurs.

Allaoua Zerrouki sera pendant longtemps le maître chanteur et l’exception du classique kabyle. Il demeurera le chanteur raffiné et exceptionnel à la voix inusable et pure.  

par M. Cherfaoui

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