« Jeunesse état d’urgence » d’Idir Benaïbouche

Un spectacle à couper le souffle

« Jeunesse état d’urgence » d’Idir Benaïbouche
Un spectacle à couper le souffleRires, réflexions et fortes ovations à répétition ont caractérisé la soirée de dimanche à la salle Ibn Zeydoun. Le public a beaucoup aimé le one man show remarquablement joué par le jeune et talentueux comédien, Idir Benaïbouche.

Plusieurs personnages en un seul. Idir Benaïbouche a présenté un spectacle satirico-comique à l’humour décapant et ravageur, dans lequel il revisite les interdits et donne sa vision du monde. Tout est prétexte, pour cet artiste plein d’énergie. Rien n’échappe au comédien. Il égratigne, tour à tour, avec délectation, presque tous les thèmes. Un rythme alterne les dialogues. Le spectateur n’est plus passif puisque l’œuvre fait appel à sa conscience sociale, d’une façon hilarante qui doit l’amener à changer la société.
Ce style théâtral qui invite le public à partager des moments et les vivre intensément, a plongé la salle dans une atmosphère de convivialité. En bref, il a réussi à captiver, plus d’une heure, l’attention du public. La trame de cette pièce gravite autour de la vie moderne. Un passé acerbe au présent du ridicule, le personnage principal se prenant pour un messie invente une danse qu’il intitule « la danse, état d’urgence », qui permettra à la société civile de revendiquer ses droits d’une manière sur-contemporaine, sur un fond tantôt burlesque tantôt tragique. Il dira en marge du spectacle : « Je ne suis pas un moralisateur. Ce n’est pas mon métier. J’essaie, ou plutôt je tente, de transmettre le rire. Il n’y a pas d’objectif, de but, encore moins de message dans cette pièce. Cela ne m’intéresse pas. J’essaie seulement de toucher les sensibilités des gens, du public. » Cette pièce est écrite dans un langage simple, arabe dialectal. Idir Benaïbouche impressionne par sa force et sa volonté de changer des situations. Cette œuvre de théâtre réalisée en 14 mois a permis de mieux cerner le quotidien, notre quotidien. « Nous n’avons pas besoin de scènes, mais de lieux conviviaux. Je tente de retrouver l’ambiance d’antan dans laquelle des acteurs de talent comme Rouiched, Mohamed Touri, Sid Ali Fernandel ou Rachid Ksentini abordaient, à partir d’anecdotes, des thèmes sociaux. En résumé, j’œuvre à faire un théâtre vivant en contact direct avec le public », s’explique l’artiste.

Actuellement, il tente de réconcilier le public avec notre propre patrimoine et son besoin d’ouverture sur l’universel en s’inspirant des textes de grands noms du 4e art algérien. Le metteur en scène de la pièce a indiqué qu’il est content et satisfait de constater le vif engouement du public. Pour rappel, Idir Benaïbouche a déjà adapté l’œuvre de « Journal d’un fou » de Nicolas Gogol. Actuellement, il est distribué dans le film « L’oranais » de Lyes Salem. A ce sujet, Idir Benaïbouche confie qu’il a énormément apprécié sa collaboration avec ce réalisateur au palmarès élogieux.

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