Son 13e album est prévu pour le mois de Mai

Amirouche promet un nouvel opus fracassant

Amirouche promet un nouvel opus fracassantEn commençant la chanson dans les années 1980, Amirouche, de son vrai nom Hamali Ramdane, ne s’attendait pas à une carrière aussi sulfureuse, surtout que, dès ses débuts, il a été embarqué manu militari par les services de police après s’être produit à la Maison de la culture de Tizi Ouzou, le 13 janvier 1986. En 1987, il se retrouve en France où il fera plusieurs allers-retours avant de revenir sur le devant de la scène en 1991 avec un troisième album.

 

Un album qui lui vaudra énormément de problèmes et des réactions assez virulentes de la part d’islamistes, dira Amirouche qui, au lieu de temporiser, s’acharnera davantage dans une autre chanson Tezram ouliw i guehladj où il retracera l’histoire de tous les présidents de la République algérienne jusqu’à ce que le pays ne sombre dans la nébuleuse islamiste. En 2005, ébranlé par le sentiment nationaliste, il se produit lors d’une tournée à Béjaïa et Tizi Ouzou. “Malheureusement, j’ai été interdit de scène à Bouira dans ma propre wilaya. La première date à la salle Errich a été maintenue, mais pour des raisons obscures, le deuxième jour on m’a signifié l’interdiction de me produire sur scène.” Installé en France depuis, ce n’est que cette semaine que Amirouche est retourné au “bercail”, dit-il pour voir ses amis et sa famille. Malgré la distance, il a produit un album en juin 2012 “pour célébrer à ma manière le cinquantième anniversaire du recouvrement de l’indépendance”, avec son incontournable sens de l’ironie.

Interrogé sur la sortie du prochain album, l’artiste dira être en plein dedans, et que celui-ci devrait voir le jour aux alentours du mois de mai. “Les textes sont fin prêts et toujours aussi virulents”, rassure Amirouche. En demandant un aperçu sur la thématique de ce 13e album, le chanteur se dit fidèle à lui-même en évoquant “l’Algérie profonde, la classe pauvre… et les élections jouées d’avance”. Sans avoir aucun regret sur son parcours tumultueux d’artiste, il dira : “Si c’était à refaire, j’emprunterais le même chemin”, en déplorant toutefois cette dure rupture avec la scène et son public qui lui manque énormément : “Je voudrais me produire ici en Kabylie, peu importe la wilaya, mais cette proximité avec le public est indispensable. J’ai besoin de cette chaleur et de communier avec mes fans.”
Le statut de l’artiste en Algérie est aussi un sujet sur lequel Amirouche a tenu à s’exprimer : “En Europe, il est facile de se produire et de vivre de son art, mais ici en Algérie, un chanteur engagé ne vit pas de la chanson, il combat des idéaux, des principes mais ne travaille pas, car sollicité uniquement par des associations le plus souvent sans le sou pour des manifestations comme le 20 avril ou Yennayer. C’est dommage.”

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