La 8e édition accueille les professionnels

Festival du film amazigh 

La dépêche de Kabylie 27/12/2007 La 8e édition accueille les professionnels

L’entrée en lice, pour la première fois, des professionnels du 7e art marquera indubitablement cette huitième édition. De nombreux films sont en compétition officielle pour l’Olivier d’or 2008 qui sera attribué par le commissariat du Festival national du film amazigh.

Ces films qui seront projetés pour la première fois, présenteront, dans cette édition, la culture et les coutumes kabyle aux Sétifois. Parmi ces films figure : " La Maison jaune, de Amor Hakkar , un film de 1 h 20 mn qui est réalisé en 2007. Il raconte l’histoire d’une famille de paysans des Aurès confrontée au douloureux deuil de leur fils aîné, jeune appelé, tué dans un accident. Aya, une jeune fille de douze ans, bêche un lopin de terre aride. Une voiture de la gendarmerie s’approche. L’un des gendarmes lui remet une lettre et l’informe que son frère aîné, qui effectuait son service militaire dans la gendarmerie, est mort dans un accident. Au guidon de son tricycle à moteur, Mouloud, le père paysan modeste des Aurès, récupère le corps de son fils. Fatima, la mère est plongée dans une immense tristesse. Ce père, très affecté et aidé de sa fille Aya, parviendra-t-il à redonner le sourire à sa femme et aux siens ?

" Mimezrane ou la fille aux tresses " de Ali Mouzaoui, un film de 90 minutes, réalisé également en 2007, a été projeté en avant-première, la semaine passée à Alger.
Une légende avec tout au début la formule magique : " Il était une fois ". Il était une fois, une petite fille surnommée Mimezrane pour sa beauté et surtout pour ses belles tresses. Elle était belle mais avait des yeux étrangement tristes. Très tôt, elle devint orpheline. Elle avait pour petit ami et confident Hennouche, un malicieux petit garçon aux grands yeux noirs. Ils vécurent ensemble une enfance insouciante. Le temps passa. Ils grandirent. Hennouche devint chevrier à la voix mélodieuse ; Mimezrane, quant à elle, lavandière et à l’occasion, porteuse d’eau. L’un et l’autre acceptaient, sans jamais se plaindre, leur destinée. Pourtant, même dans sa misère, Mimezrane était la plus belle d’entre toutes.

D’autres longs métrages seront aussi au rendez-vous dont " Arezki l'indigène ", de Djamel Bendedouche. Arezki est un personnage qui a marqué l’histoire de l’Algérie. Le père de Arezki a été le porte drapeau de l’insurrection armée de 1871, initié au maniement des armes par son père dont il a été le reflet. Il a continué le combat de son père en se battant et en se rebellant contre l’ordre colonial jusqu’à sa mort. " Squelette ", de Yassine fennane. De retour au village après un séjour en ville, Houcine crie sur tous les toits qu’il veut vendre son corps à la science. Entre conflits d’intérêts et manipulation, le retour de Houcine va faire de la vie au village une grande mascarade. " Les Arêtes du cœur ", de Hicham Ayouch. Il présente, à travers son œuvre, Tafdnar, un petit village de pêcheurs frappé par un malheur le jour où des hommes sont morts en mer. Les femmes, rongées par la tristesse et la solitude, sombrent dans une douce folie. " “Les Poupées en roseaux” "Tisslatin n oughanim", est un film marocain qui aborde l’état psychologique d’un être, hanté par le sentiment d'isolement et de coupure par rapport au monde extérieur; qui fait plonger l’individu dans une grande frustration… Une solution à cette impasse est la régression dans l'imaginaire, cultivant des fantasmes nostalgiques. Tel est le sujet que traite ce film de 10 minutes... Saïd, qui vit dans la frustration permanente et la solitude, essaye de compenser son isolement en matérialisant son monde imaginaire pour donner libre cours à ses fantasmes. " D’un conte à l’autre ", de Belmokhtar Rabiea. Un long métrage dont le synopsis rapporte : " Autrefois, il y a de cela bien longtemps, la vie était beaucoup moins compliquée qu’aujourd’hui. Chaque soir, leur mère ou grand-mère leur racontait des histoires. Des histoires qui avaient eu lieu à une époque plus lointaine encore. Ces histoires avaient le mérite de les distraire, mais également de les éduquer et de leur inculquer les valeurs sociales et morales de leurs parents et leurs ancêtres. Dans ces deux contes, A vava Inouva et les aventures de M’qidech , ce sont le vol, le mensonge et la mauvaise malice qui sont condamnés. Nos ancêtres savaient depuis très longtemps déjà que l’éducation n’est efficace que si elle était dispensée par le biais d’histoires amusantes.  

par R. C.

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