Lancement de la quatrième édition du Festival de Tin-Hinan

Conférence du président de l’Association les Amis de l’Ahaggar : Samadat Echikh

La Dépêche de Kabylie 08/11/2007

Lancement de la quatrième édition du Festival de Tin-Hinan Dans le cadre de la préparation du Festival Tin-Hinan 2008, le centre de presse Mohamed-Abderrahmani d’El Moudjahid, a abrité, ce mardi, une conférence de presse sur l’installation de la commission nationale chargée de la préparation du 4e Festival Tin-Hinan.

 

Dans ce contexte, le centre de presse d’El Moudjahid a reçu, le président de l’association les Amis de l’Ahaggar, Samadat Echikh, pour parler des préparations de ce festival annuel qui se tiendra les 23 et 24 février 2008. C’est une manifestation à caractère régional qui en est à sa 4e édition, mais qui très vite, dès la deuxième édition, a pris les contours d’une manifestation nationale, puis internationale. Cette manifestation à caractère culturel et artistique draine depuis sa première édition, il y a quatre années de cela, un nombreux public venant de divers horizons, de toutes les régions du pays, mais aussi des pays limitrophes de la wilaya de Tamanrasset, dans le Sud du pays, ainsi que des certains pays.
Bien que le site historique de la reine Tin-Hinan soit reconnu mondialement, hélas, dans notre pays beaucoup de gens ne le connaissent pas et il reste totalement ignoré.

Aujourd’hui, compte tenu de l’intérêt que suscite cette rencontre, des touristes européens participent au Festival chaque année. L’objectif de cette manifestation qui gagne chaque année, comme le soulignera le président de l’Association les Amis de l’Ahaggar, est de faire la promotion du tourisme dans la région, faire connaître les nombreuses richesses à caractère historique que recèle un territoire aussi vaste que la wilaya de Tamanrasset, les trésors archéologiques enfouis ou recensés. Mais aussi pour approfondir et faireconnaître l’histoire et l’origine de cette reine oubliée.

Pour cela, Le président de l’association a recensé au moins une dizaine d’emplacements à vocation touristique, méritant intérêt, protection et promotion.

La région est riche de ses repères historiques, du Sultanat touareg qui y était implanté, de la présence d’une reine dont les origines mystérieuses continuent à susciter moult interrogations et la curiosité des chercheurs. Tandis que dans son pays où elle est, elle est négligée par tous.
Il faut combien de temps pour comprendre et préserver la richesse de notre patrimoine encore méconnu ? N’est-il pas primordial pour nous de le faire au lieu que des étrangers le fassent pour nous ?

Par amour du patrimoine, L’Association les Amis de l’Ahaggar contribue d’ailleurs à travers un travail de recherche à tenter d’identifier les origines de cette reine qui a marqué de sa présence longtemps l’histoire de la région en choisissant de s’y installer.
C’est un élément historique important.
Lors des dernières éditions du Festival de Timimoun, des chercheurs venus des pays limitrophes ont, à travers des communications, apporté leur contribution en tentant de lever un coin du voile sur les origines de Tin-Hinan. Où on est-on de tout cela ?

Pour Samadat Echikh, l’association qu’il préside est un élément important dans l’entretien d’une vie culturelle dans une région qui par sa nature géographique et géologique présente de nombreuses difficultés.

Le Festival de Timimoun contribue à rompre l’isolement et à faire connaître la région, riche de son histoire ancestrale, mais aussi de son engagement dans la lutte de Libération nationale comme l’a fait remarquer le président de l’Association.
De son caractère régional, Samadat Echikh retient la disponibilité des gens de la région et des autorités dans la préparation et la tenue du Festival.
De son caractère national, il est retenu, la présence de 27 wilayas lors de l’édition 2007. Et de son caractère international, on note la présence de plus en plus elevée d’étrangers, notamment de personnes venant des pays voisins, vingt-cinq Européens et Africains étaient présents à l’édition 2007.

Pour ce qui est des conditions de l’organisation de ce genre de festivités, Samadat Echikh, reconnaît que l’organisation d’une manifestation de cette ampleur nécessitant beaucoup de moyens est une véritable prouesse renouvelée chaque année.
Le fait qu’elle se déroule, également, dans une région du pays aux conditions climatiques extrêmes, ajoute à la performance.
En dépit de cela, tous les efforts tendent vers l’amélioration des conditions de déroulement de cette importante manifestation.
“Aujourd’hui, relève le président de l’association nous avons décidé de franchir une nouvelle étape, en donnant au Festival un climat scientifique en plus du caractère culturel qui est traditionnellement le sien. Ce sera le cas pour l’édition 2008”.
Samadat Echikh, relève que son association essaye avant tout, à travers son action, de préserver les valeurs historiques et culturelles qu’elles soient propres à la région ou celles qui s’identifient à l’ensemble du territoire.
Elle est partie prenante pour cela, dans de nombreuses manifestations soit à l’intérieur du territoire national ou à l’étranger, En Afrique et en Europe.

Par ailleurs, et répondant aux questions des participants, le président de l’Association relève au sujet du montant du budget consacré à la tenue du Festival, qu’il n’a pas été arrêté encore, car il dépend de l’intervention des sponsors, de leur nombre et de la qualité de leur contribution financière, c’est une fois que ces données seront arrêtées que l’on connaîtra avec quelques précisions le montant du budget. Où on est la contribution du ministère de la Culture ?
" Nous avons l’aide du ministère de l’Energie et des Mines, et de certaines sociétés " a-t-il déclaré, tout en ajoutant que " nous sommes certes en retard, mais il nous reste du temps pour bien préparer l’événement ".

Par contre, le président de l’association, a rendu hommage à l’ensemble des médias qui ont toujours assuré une bonne couverture des manifestations notamment celle du Festival. entre autres, il a tenu à remercier les personnalités locales et nationales qui ont toujours veillé à la bonne tenue du Festival.
Or, les difficultés sont là, car l’association éprouve de grandes difficultés sur le plan financier.

Pour illustrer ses propos, le président de l’association révèle qu’il y a encore des factures impayées qui datent de la dernière édition du Festival.
Ces difficultés nous amènent à nous rapprocher toujours un peu plus des milieux susceptibles de nous apporter de l’aide.
La participation de plus de douze pays africains peut aider à surmonter certaines difficultés.

Le président de l’association a signalé une autre difficultés majeure, celle dérivant d’ailleurs de l’internationalisation du Festival et donc de la prise en charge de la traduction.
Le problème qui se pose pour l’avenir, selon Samadat Echikh, est de savoir comment faire pour aller vers plus de professionnalisme à l’avenir pour les responsables et cadres de l’association.
La Commission nationale, qu’accompagnent les sponsors, se penche sur cette question.

En matière d’aide, le président de l’association rappelle que " l’aide locale est suffisante, mais que c’est l’aide à échelle nationale qui reste insuffisante.
Il faut savoir que le billet d’avion à destination de Tamanrasset est très élevé. Comment supporter ces coûts sans aide, ni surtout sans entrée de subsides pour les organisations du Festival, car l’accès aux différentes manifestations est à titre gracieux encore.
" Nous n’avons pas songé à exiger des participants des frais, car le Festival est encore sur la voie de la consolidation. Il faut le faire connaître, le faire apprécier, l’imposer pour être exigeant par la suite. L’opération a évidemment un coût que supporte difficilement l’association. Pour l’heure, nous comptons sur nos propres moyens et le produit du sponsoring ".

Le président de l’Association se dit fier de compter parmi les membres actifs dans l’organisation du Festival à l’instar d’organisations à l’instar de celle de la jeunesse africaine regroupant les étudiants africains et des jeunes venus de France.
Grâce à ces jeunes, l’intérêt du Festival est bien perçu dans ce pays et favorise la venue de touristes.
La question du transport reste posée. Le seul moyen de locomotion étant l’utilisation des 4x4.
Il y a une satisfaction, à relever, celle de l’accueil de visiteurs dans les familles, ce qui a permis de nouer de solides contrats.

La fin de la conférence a été marquée par la remise de diplômes d’honneur aux responsables du quotidien El Moudjahid, à la présidente de l’association "Troisième âge" Mme Chikhi et à celle de l’Association des femmes diplomates.
 

par Kafia Aït Allouache

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