Takfarinas enterre son projet de tournée nationale en Algérie: « J’en ai marre de parler de ça ! »


C’est fini ! La tournée nationale dont rêvait depuis des années la star algérienne de la chanson d’expression kabyle, Takfarinas, tombe à l’eau.

 Takfarinas enterre son projet de tournée nationale en Algérie« J’en ai marre de parler de ça ! », a répondu Takfarinas, de son vrai nom Ahcène Zermani, avant-hier soir, à Tizi-Ouzou, à notre question concernant ses négociations avec les responsables de la culture, pour une tournée nationale qui le conduirait dans les quatre coins du pays. Ce rêve qu’il caressait depuis le début des années 2000 ne se réalisera jamais finalement.
Annoncé depuis 2005, puis reporté à maintes reprises, ce projet de tournée s’est exposé aux conditions dans lesquelles l’artiste voulait se produire.

Pour le réussir, «Tak » voulait assurer la venue de sa troupe musicale composée de dizaines d’artistes et de techniciens, en plus de la quantité importante d’instruments musicaux qui nécessitent un transport approprié. « Dans ce pays, ils ne veulent jamais comprendre », nous dira l’artiste qui regrette de ne pas pouvoir réaliser son projet, dans une allusion aux conditions qu’il aurait émis afin de concrétiser ses concerts. Pour Takfarinas donc, l’option qui lui reste pour se produire devant son public, c’est de répondre aux invitations qui lui sont adressées. « Le jour où on m’appellera, je viens et je chante. C’est tout ! », dit-il, mettant ainsi fin au feuilleton de la tournée nationale.

Bien qu’il ne l’exprime pas, Takfarinas, que nous avons approché lundi soir, abandonne ce projet à contrecœur, comme l’indiquait l’expression de son visage.
Heureux de chanter et de partager la fête de Yennayer, Takfarinas a fait vibrer la salle du théâtre régional Kateb Yacine de Tizi-Ouzou, avant-hier, à l’occasion d’un « direct » de plus de quatre heures, organisé par la Radio locale, pour célébrer le nouvel an berbère, et ce, en présence de la ministre de la Culture, Nadia Labidi, du premier magistrat de la wilaya, Abdelkader Bouazghi, ainsi que d’autres responsables locaux. Il était la surprise de la soirée qui a vu se produire une pléiade d’artistes, à l’instar de Chérif Hammani, Cheikh Sidi Bemol, Lounès Kheloui, Malika Domrane, Djamel Allam et Hacène Ahrès, en plus de Nabil Bali, le fils du regretté chanteur targui engagé Othmane Bali. Ayant fait son entrée peu après minuit, Takfarinas a surchauffé l’assistance qui a dansé au rythme des chansons interprétées à l’occasion. La star de la chanson « Yal musique » (sa propre création, Ndlr) s’est dit, dans un point de presse improvisé en fin de la soirée, « très heureux de se retrouver à Tizi-Ouzou ».
Pour sa réussite et « l’universalité » qu’il a atteinte, Takfarinas estime qu’il n’y a pas d’autres secrets que le travail. « Il faut travailler, travailler et travailler. Non pas se contenter de compter les sous qui rentrent dans sa poche », a-t-il déclaré.

Aïssa Moussi

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