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Hommage au musicien Cheikh Namous à Alger : un témoin du siècle

Hommage au musicien Cheikh Namous à Alger : un témoin du siècleCheikh Namous honoré par le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi

A 95 ans, Cheikh Namous, Mohamed Rechidi de son vrai nom, est le doyen des musiciens algériens.

Mardi soir, à la grande salle du Théâtre national algérien (TNA) à Alger, un hommage lui a été rendu à travers une soirée organisée par l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA). Un trophée et un bouquet de roses lui ont été remis sur scène par le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi. «Cheikh Namous est le représentant de cette musique ancestrale qui est le chaâbi. A partir des années 1940, il a côtoyé les plus grands noms de la musique algérienne comme El Hadj M’hamed El Anka, El Hadj M’Rizek, Omar Mekraza, M’hamed El Kourd, El Hadj Menouar. Il a vu défiler El Harrachi, Guerrouabi, El Ankis... Il était un pivot de l’orchestre chaâbi depuis le début. Avec un parcours aussi riche, Namous est un exemple à suivre», a estimé Samy Bencheikh El Hocine, directeur général de l’ONDA.

Il a rappelé que l’une des missions de l’ONDA est la protection du patrimoine culturel traditionnel national. Né à la haute Casbah d’Alger, Mohamed Rechidi obtient son certificat d’études primaires en 1933 après avoir fréquenté les écoles de Saouy, puis de la Rampe Valée (Louzi Arzki actuellement). Soutenu par Mustapha Lavigerie et Abderahmane Sridek, il achète un guenibri, puis un banjo, participe à l’animation des fêtes familiales à La Casbah.

En 1941, il est contacté par El Anka pour l’accompagner dans son orchestre. Abdelkader Bendamèche, président du Conseil national des arts et des lettres, qui a participé à l’organisation de l’hommage, s’est rappelé d’une autre rencontre entre El Anka et Namous : «C’était en 1949, à l’occasion d’une fête familiale à Médéa. Ce soir-là, un percussionniste ne s’était pas présenté.

El Anka n’a pas hésité à confier sa propre mandole à Namous et a pris le tar. Il a interprété le qcid El ouafat d’Ibn M’Sayeb. El Anka, à ses débuts, était percussionniste avec Cheikh Nador». Dans les années 1950, Cheikh Namous fait la rencontre de Taleb Rabah, Moh Segheir Laâma et Slimane Azem, à travers l’orchestre de musique kabyle, dirigé à l’époque par Meziane Noureddine.

Après l’indépendance de l’Algérie, Cheikh Namous rejoint l’ensemble musical dirigé par El Anka, remplacé plus tard par Mustapha Skandrani. «En regardant Cheikh Namous, nous avons cette relation séculaire qui existe dans la profondeur de la musique algérienne.

Namous représente pour nous la couleur du passé musical algérien et de notre identité. Il nous rapporte ce passé d’une façon vivante. Avec le temps, il a créé un genre musical qu’on appelle ‘‘khelwi’’ et un style de jeu instrumental particulier. Il reste le meilleur joueur algérien de gumbri. Dans le khelwi, il n’a pas été dans le dogme, dans la régularité des formes musicales. Il a été dans la marge tout en restant professionnel et rigoureux sur le plan du mode musical. Il maîtrisait tous les modes musicaux, pouvait donc improviser parfois.

C’est cela le génie», a expliqué Abdelkader Bendamèche. La soirée hommage a été marquée par la projection d’un court documentaire retraçant le parcours artistique de Cheikh Namous et par les concerts de Tareq Difli, Nardjes, Kamel Aziz et Abdelkader Chercham.

El Watan   

 

 

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