L’ancien «malgache» Abderrahmane Rouane revient sur une séquence-clé de la guerre de libération:

 

«Dans les archives du MALG, l’explosif peut se trouver dans les 10 000 fiches qu’il détenait sur les personnes»

L’ancien «malgache» Abderrahmane Rouane revient sur une séquence-clé de la guerre de libération

Abderrahmane Berrouane dit Saphar a rejoint le ministère de l’Armement et Liaisons générales (MALG) en août 1956 à l’appel du FLN combattant et après avoir  déserté des études en Sciences-Po qu’il poursuivait à Toulouse, en France. Membre de l’Association des anciens « malgaches », il vient de publier  aux Editions Barzakh un récit de son parcours de moudjahid  et de sa rencontre avec des acteurs clés de la guerre de libération. De cet ouvrage intitulé Aux origines du MALG, nous en avons déjà fait un compte rendu dans notre édition du 19 février 2015.  Et, pour approfondir la discussion avec son auteur, nous avons décidé de le rencontrer personnellement dans les locaux de son association au quartier dit Les Sources. Il s’en est suivi un échange de près de trois heures au cours desquelles il est revenu sur une partie de sa vie de résistant, les frères d’armes qu’il a fréquentés ou côtoyés, ainsi que sur sa vie de citoyen après 1962. En entendant certaines indications, notamment techniques, sur le fonctionnement de la première promotion du MALG à laquelle il a appartenu et qui sont contenues dans l’entretien qu’il nous a accordé, le choix éditorial, ici, a été de laisser les lecteurs de son livre les découvrir par eux-mêmes, et de se concentrer plutôt sur les questions relatives aux chefs des services du renseignement de l’ALN, à leur rapport au pouvoir, ainsi que sur les questions des archives et du témoignage pour la mémoire et l’histoire.

Reporters : La lecture de votre livre nous ramène immanquablement à celui qui fut votre chef durant la guerre de Libération et à l’énigme qu’il représente en histoire politique algérienne moderne. Cet homme a joué un rôle important dans la lutte anticoloniale. Il a été à l’origine de la création des « services » algériens. Il s’était drapé de l’étoffe du démiurge parce qu’on prétend qu’il savait presque tout sur le personnel révolutionnaire algérien et les rapports de force qui le caractérisaient à l’époque… On s’attendait à ce qu’il occupe les premières loges après le basculement de 1962 à Alger. Or, il passe à la trappe. On n’entend plus parler de lui sauf dans les témoignages lacunaires que certains de ses anciens camarades publient depuis peu. Pourquoi ?
Abderrahmane Berrouane : Que vouliez-vous qu’il fasse ? Qu’il refasse la guerre contre ses frères ? D’après ce que nous savions de lui – parce que c’était un homme très secret et peu enclin à discuter de ce qu’il pensait ou ne pensait pas avec ses hommes -, ce n’était pas quelqu’un qui était prêt à se bagarrer pour le pouvoir. Aussi important qu’il fut pendant la révolution, et même si son rôle a été remarquable pour une partie de la guerre contre l’occupant colonial, « Si Mabrouk » n’était pas seul à la direction de la révolution, qui n’avait pas de chef unique. C’était un homme qui avait en outre le sens des réalités et connaissait parfaitement la nature des rapports de force à la veille de l’indépendance et immédiatement après. A supposer qu’il ait à ce moment-là songé à se lancer dans la course au pouvoir – ce que moi ne le croit pas du tout – il savait que la force réelle, prétorienne, était détenue par son adjoint, « Si Boumediene ». L’homme, qui a choisi d’adouber Ben Bella comme premier président de l’Algérie indépendante, avant de lui ravir sa place en juin 1965, avait derrière lui 50 000 hommes aguerris. Avec les officiers de l’ALN qui lui étaient fidèles, il avait le contrôle de l’armement considérable qui était aux frontières et que la révolution avait acquis de l’extérieur, en Chine, auprès des ex-pays de l’Est, etc. Si « Si Mabrouk » ne s’est pas engagé dans l’affrontement qui a marqué la crise de l’été 62, c’est selon moi par souci de ne pas sortir de son rôle de révolutionnaire, de faire un choix politique pragmatique en évitant de se heurter au plus fort et au plus déterminé, afin d’empêcher que le sang algérien ne continue de couler inutilement. Pour le GPRA et ce qui reste des wilayas III et IV qui le soutenaient, les dés étaient pipés. L’ignorer, c’était ajouter à la confusion et ouvrir la porte à l’inconnu.

Aviez-vous eu l’occasion, à l’époque, de discuter avec Boussouf de ce qui se passait sur le terrain et des ambitions de pouvoir de Boumediène ?
Oui, mais brièvement. Nous étions quelques-uns à être partis le voir avant l’éclatement de la crise de l’été 62. Je ne me souviens pas de la date exacte, mais je me souviens du raisonnement qu’il avait tenu devant nous : Boumediene veut le pouvoir et il est avec Ben Bella pour ça, nous avait-il dit. Les rapports de force ne sont pas en faveur du GPRA. C’est cette analyse qui, je pense, l’a incité à ne pas réagir pour ne pas ajouter à la complexité de la crise qui avait surgi à l’aube de l’indépendance et le début d’une nouvelle histoire politique pour le pays. L’avait-il prévu, cette crise et cette montée au pouvoir de Si Boumediene ? Je ne sais pas. Je ne le sais d’autant pas que « Si Mabrouk » n’a pas laissé d’écrits ni de témoignages propres sur ce sujet et sur son parcours en général. La consultation des archives, si elles existent en ce qui concerne ce point précis, nous le dira. Pour ma part, je reste persuadé que «Si Mabrouk», il n’était pas le seul à l’être, s’était trompé sur Boumediene et son désir de pouvoir et l’énergie et l’intelligence qu’il allait mobiliser pour l’obtenir. Personnellement, je ne pense pas qu’il lui en a tenu rigueur. Après 1962, quand il m’arrivait de le rencontrer ou de l’entrevoir à Paris, je n’ai jamais entendu d’animosité dans son discours ni de récriminations, preuve en est, selon moi, que le pouvoir ne l’intéressait pas vraiment et qu’il n’a pas tenu rigueur non plus aux deux autres militants qui étaient proches de lui et qui avaient rejoint Boumediene : Khalifa Laroussi et Abdelkrim Hassani dit « Ghaouti ». Il les a souvent revus en France.

A propos de Boumediene, est-ce que vous soutenez que tous ceux qui l’ont côtoyé au MALG au PC de la wilaya V à Oujda ne savaient pas qui il était vraiment et qu’elle était son ambition ?
Tout le monde savait ou voyait qui il était : un militant sévère et intraitable. A mon arrivée à Oujda en août 1956, pour rejoindre le front, je me rappelle qu’au recrutement, dans une pièce très mal éclairée, c’était lui et Boussouf que j’avais rencontrés pour la première fois. Je ne les connaissais pas encore, mais laissez-moi vous dire qu’ils avaient le physique de l’emploi. Ils étaient debout à passer en revue les nouvelles recrues. « Si Boumediene » avait les joues creuses de quelqu’un qui n’avait pas mangé depuis des jours. Ses yeux étaient perçants. A côté, «Si Mabrouk» était vêtu d’une veste à col Mao. Il portait d’épaisses lunettes parce qu’il avait une grosse myopie. Je n’oublierai pas ce jour et le questionnaire interminable qui m’a été mis entre les mains pour savoir qui j’étais, d’où je venais et pourquoi je le faisais… A cette époque, personne ne pouvait imaginer que « Si Boumediene » pouvait avoir une ambition de pouvoir. Ils vous mentiront ceux qui vous disent aujourd’hui qu’ils savaient qu’il était dévoré pendant la guerre par l’appétit du pouvoir. Personne ne savait quoi que ce soit à ce sujet. Cela dit, comme « Si Mabrouk », « Si Boumediene » était quelqu’un de très secret.

Vous les voyez souvent ?
« Si Mabrouk » allait et venait au gré des charges et des missions. Mais il était très présent. « Si Boumediene », en revanche, on le voyait vraiment très peu. Il lui arrivait de venir nous faire de l’exercice militaire entre deux cours. Mais il était souvent absent parce que « Si Mabrouk » l’envoyait pour des inspections dans les huit zones de la wilaya V. Moi, je l’ai vu une fois au morse à une époque où les services dans lesquels nous étions prenaient de l’ampleur. Les besoins et les dangers de la révolution n’encourageaient pas aux discussions et encore moins au bavardage. Partout et pour tout le monde, les chefs en premier, le cloisonnement était la règle et la rigueur. J’ouvre ici une parenthèse pour rappeler que rien ne filtrait de nos rangs. Au FLN combattant et dans le MALG où j’étais, l’organisation était spartiate, extraordinaire et stupéfiante d’efficacité en dépit de la modestie des moyens dont nous disposions quand j’ai rejoint en août 1956 le MALG, qui s’appelait encore ministère des Liaisons générales et des Communications (MLGC).

Cela explique-t-il le peu de lignes que vous consacrez à des acteurs clés de l’histoire du MALG. Il est étonnant que vous ne vous attardiez pas sur des personnes comme Hadj Barigou ou Rachid Casa par exemple ?
Plus de cinquante après, et même si j’y étais, je reste admiratif de ce niveau d’organisation et de sérieux. Je comprends pourquoi nous avions maintes fois dérouté l’armée et le renseignement français qui nous avaient sous-estimés au début de la guerre, nous prenant pour des ignares et des va-nu-pieds, avant qu’il ne se rende compte de l’adversaire redoutable qu’il avait en face de lui. Nous avons réussi à intercepter des messages de haute importance et des « courriers » qui étaient adressés du gouvernement général à Paris. Pour ce qui est des frères que vous citez dans votre question, j’en parle en fonction des indications dont je dispose et elles ne sont malheureusement pas nombreuses. En effet, Hadj Barigou, dont le fils est aujourd’hui un haut gradé de l’ANP, était un homme important. On l’appelait ainsi parce qu’il était originaire de Perrégaux, Barigou pour les Algériens. C’est lui qui a donné à cette ville de l’ouest du pays le nom de Mohammedia à la fin de la colonisation. Il était le chauffeur et l’homme de confiance de Boussouf. Ses talents au volant lui ont valu le sobriquet de Fangio, du nom de la légende argentine du sport automobile en ce temps-là. Au PC d’Oujda, il était le seul à passer d’un service à l’autre sans contrôle ni restriction, ce qui était, pour nous, strictement interdit. En l’absence de « Si Mabrouk », et en cas de besoin, l’homme de la situation, c’était lui. Il avait la confiance totale du chef. Si j’en parle peu, c’est parce que c’était un homme très secret, une tombe. Avec plus d’informations, j’aurai pu développer davantage l’hommage que je lui rends dans mon livre. Mais je n’en avais pas. La révolution a produit des hommes exceptionnels qui avaient la vertu et le culte du secret. Aujourd’hui (rires), c’est devenu un défaut et moi-même suis maintenant devenu interrogatif au fait que ces hommes d’exception, « Si Mabrouk » en premier, n’aient pas laissé d’écrits ni de traces de leurs parcours de militants. Boussouf, par ce qu’il était et par ce qu’il savait, était en mesure de laisser un témoignage et un legs sans équivalents à l’histoire de la guerre de libération et à celle des premiers instants de la création du tout jeune Etat algérien. Ce que je dis pour Hadj Barigou est valable pour Messaoud Zeggar, alias Rachid Casa, bien que ce dernier soit devenu plus célèbre et plus connu que le premier.

Plus que d’autres, Rachid Casa reste un personnage qui suscite la curiosité des biographes et des journalistes et la polémique aussi. Pourquoi selon vous ?
Il y avait au MALG des militants exceptionnels qui étaient chargés d’acheter du matériel militaire, de l’armement et de l’équipement de transmission. Parmi eux, je cite le trésorier de la wilaya V Abdelkader Chengriha, dit Tchang à cause de son faciès de chinois, qui est parvenu à acheter pour la révolution du matériel de transmission de l’OTAN. Je cite le commandant Omar, Ali Telidji de son vrai nom, un spécialiste des transmissions. D’autres encore que je cite dans mon livre. Il me revient en mémoire le docteur Gueniche dit le « grand Dris » en raison de sa taille, il était médecin à Tanger et s’occupait d’acheter dans cette ville des postes émetteurs récupérés des nombreux bateaux de plaisance qui mouillaient à l’époque dans la rade et le port tangérois. La cité marocaine avait à l’époque un statut international, c’était une zone franche ouverte à tous les vents et les horizons. Les douaniers n’y étaient pas très regardants, ce qui permettait au « grand Dris » de nous les envoyer. Mais ces postes émetteurs n’étaient pas d’une grande efficacité d’autant qu’ils avaient des fréquences préréglées et n’offraient pas beaucoup de possibilités. Je cite aussi Messaoud Zeggar, dont l’apport a été important parce qu’il avait réussi à se procurer des postes de transmission à usage militaire auprès des bases américaines installées au Maroc. Il a réussi à ravitailler nos unités de postes de grande puissance utilisés par l’aviation américaine. Il avait une facilité de contact extraordinaire et il pouvait être l’ami d’un président de la République comme d’un métallo ou d’un docker. Sa connaissance de l’anglais qu’il a commencé à baragouiner dès l’arrivée des Américains en Algérie en 1942 lui a été utile pour lui comme pour la révolution.

Vous ne répondez pas à la question de la polémique…
Après la révolution, Rachid Casa, Mister Harry comme certains l’appelaient, a fait une brillante carrière dans les affaires sous l’ère Boumediene, dont il était un grand ami. A la fin de cette ère, il ne plaisait plus et la déboumédianisation qui a suivi après l’accès au pouvoir du président Chadli a fait le reste. Il semblerait que Larbi Belkheir ne l’aimait pas beaucoup, mais cela reste des supputations rendues plus noires après la mort mystérieuse, par empoisonnement disent certains, de Rachid Casa à Madrid.

Il y a dans votre livre et dans le récit oral que vous nous livrez un foisonnement d’indications et d’anecdotes qui auraient pu être consignées très tôt par vous ou par d’autres anciens « malgaches » dans des publications. Pourquoi ne pas l’avoir fait ?
Je vous rappelle que l’une des vocations essentielles de l’Association des anciens du MALG, aujourd’hui, est le recueil de témoignages et leur publication à des fins d’écriture de l’histoire. Si j’ai moi-même publié mon livre, c’est dans le souci de laisser un témoignage à l’appréciation de l’opinion et des historiens. J’ai présidé plusieurs réunions avec l’idée d’écrire une histoire générale du MALG. Le projet bénéficie du soutien du ministère des Moudjahidine, de l’ONM et des membres de notre association, mais il s’agit de faire vite et de vaincre les réticences qu’ont certains à raconter et à se raconter. Pour répondre à votre question, je vous rappelle que l’idée de laisser des témoignages aux jeunes générations n’est pas si récente qu’on le dit ni inscrite dans la tendance nouvelle qui consiste en la multiplication depuis près d’une dizaine d’années de récits biographiques et mémoriels en relation avec la guerre de libération. Je me rappelle qu’en 1973, Abdelkader Bouzid, dit Abou El Feth, un homme de goût et de culture qui a été attaché culturel à l’ambassade d’Algérie à Washington lorsque Réda Malek y était, était le premier parmi nous à vouloir écrire sur les conditions de création, en août 1956, de la première promotion du MALG, la nôtre, qu’on a appelée par la suite la promotion Zabana. Et qui a été la matrice de tous les services que le ministère a créés ensuite.

Que s’est-il passé ?
Abou El Feth avait contacté d’anciens camarades qui étaient à Alger pour obtenir leurs récits et témoignages. Tous avaient volontairement souscrit à son projet. Son idée était d’aller demander au président Boumediene, qui était un de nos chefs et qui nous connaissait, une villa à Club des pins. Il s’agissait d’y rassembler dans les conditions similaires de cloisonnement de l’époque – on avait une famille nourricière qui nous apportait à manger et une garde qui contrôlait tous nos mouvements – tous ceux qui avaient été membres de cette promotion. Personne ne devait sortir de cette maison avant d’avoir rédigé son propre témoignage de ces années de lutte. Malheureusement, la réponse de Si Boumediene a fait l’effet d’un couperet. Il a dit à Abou El Feth que c’était trop tôt pour écrire l’histoire. Abou El Feth ne s’est pas découragé. Il a publié plusieurs articles dans El Moudjahid au début des années 1980 et devait commencer à rédiger l’ « histoire générale du MALG » après avoir consulté d’anciens frères de combat, dont Abderrahmane Laghouati, dit Laroussi. Malheureusement, il est mort prématurément et n’a pas pu terminer son projet. Son fils m’a montré des papiers attestant qu’il avait commencé à travailler sur le projet.

La question de l’écriture de l’histoire du MALG dépend de l’ouverture improbable de ses archives. Sont-elles aussi importantes qu’on le dit ? Sont-elles explosives comme on le prétend ?
J’ai vu une partie de ces archives et je peux dire qu’elles sont importantes en quantité. A la fin des années 1970, peu avant la disparition du président Boumediene, Abou El Feth avait contacté Kasdi Merbah qui était des nôtres pour qu’il nous laisse les voir. On s’est rendus dans une caserne, dont je ne me rappelle plus l’emplacement. C’était en tout cas un grand établissement particulier à l’intérieur duquel étaient exposés à une température de 18 degrés sur des étages métalliques et dans des tiroirs des documents classés par rubriques. Je me rappelle être tombé sur les premières revues de presse ronéotypées qu’on faisait. Cela m’a fait un drôle d’effet que de replonger dans l’histoire, pourtant si récente à l’époque. Au MALG, vous savez, on rédigeait beaucoup et rien n’était laissé au hasard. Le jour où la décision politique de les ouvrir sera prise, je pense que cela sera très bénéfique pour comprendre le fonctionnement du ministère et de ses services, pour saisir l’importance de certains évènements qui se sont produits pendant la révolution, etc. A la question si ces archives contiennent des documents explosifs au sens où cette formulation est entendue par l’opinion générale, je ne sais pas au juste. J’estime, cependant, que les fiches qui étaient établies sur les personnes à l’époque par la DVCR (Direction de la vigilance et du contre-renseignement) peuvent contenir des indications intéressantes, parfois étonnantes, sur le parcours de certains militants ou sur des personnes qui captaient l’intérêt de nos services.

Avez-vous une idée du nombre de fiches établies par la DVCR ?
Il doit y avoir au moins 10 000 fiches. Il s’agissait de fiches en papier bristol. Elles sont de trois couleurs : blanche, rose et rouge, selon l’identité, le parcours des personnes concernées et la gravité des informations détenues sur elles. Les fiches blanches étaient destinées au simple signalement, les roses étaient réservées aux cas suspects, tandis que les rouges étaient pour les personnages dont l’action antirévolutionnaire était avérée. Toutes les fiches étaient documentées et référencées selon le jour, l’heure, le lieu, la date et la source d’information recueillie. Pour celles qui concernaient les dirigeants de la révolution, c’était Boussouf qui s’en chargeait et il y en avait beaucoup dans le bureau du MALG à Tripoli. Elles étaient dans une armoire blindée. Elle est restée sur place, mais son contenu a été transféré vers Alger après le départ de la capitale libyenne et l’évacuation vers Alger.

Leur consultation servirait-elle à ouvrir de nouvelles perspectives pour l’écriture de l’histoire de la guerre de libération ?
Sans aucun doute. On espère que les archives, pas seulement celles du MALG, soient bientôt ouvertes. A l’association, on milite pour que cela soit fait dans les meilleurs délais.


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