Takfarinas enflamme Aïn El Fouara

8e édition du festival du film amazigh de Sétif 

El Watan 10/01/2008 Takfarinas enflamme Aïn El Fouara
Le parrain du festival, Takfarinas, est heureux de fouler après 10 ans d’absence la terre natale qui lui manquait tant. L’artiste n’a pas manqué l’occasion de rendre hommage aux hommes et femmes qui ne ménagent aucun effort pour valoriser la culture du terroir qui regorge d’inépuisables trésors.

Après dix longues années d’absence, Takfarinas, l’autre chantre de la chanson kabyle, était l’attraction de la journée inaugurale de la 8e édition du festival du film amazigh, faisant l’objet d’un grand engouement du côté de Sétif, la capitale de la Petite Kabylie, qui accueille, à l’occasion, la plus importante manifestation culturelle d’envergure internationale du début de l’année. La star, qui a trouvé moult difficultés pour échapper à ses fidèles à la recherche d’un autographe ou d’une photo souvenir, anima à l’hôtel Hidab une conférence de presse à laquelle ont pris part une centaine de journalistes algériens et étrangers qui se sont déplacés pour couvrir la manifestation qui s’internationalise.
Sachant que le festival, qui sera sanctionné par cinq oliviers d’or pour le long métrage, le court métrage, le documentaire, l’interprétation masculine et féminine, sera rehaussé par la présence d’un aréopage de cinéastes, historiens et personnalités politiques qui animeront, les 12 et 13 janvier, un colloque sur les événements de Sétif et d’un certain 17 octobre 1960.

Notons que le parrain du festival s’est dit heureux de fouler, après dix ans d’absence, la terre natale qui lui a tant manqué. « Je suis ému, je ne trouve pas les mots pour exprimer le bonheur d’être chez moi », dit en préambule Takfarinas qui enchaîne : « C’est un honneur d’accompagner une telle manifestation qui met en exergue la culture algérienne dans sa diversité. » « En visionnant en première le film Chaoui, la maison jaune, une œuvre de Amor Hakkar qui m’emmène aux Aurès pour me raconter l’histoire d’une famille de paysans de chez nous, je n’ai pu retenir mes larmes car l’émotion était trop forte », souligne l’artiste qui n’a pas manqué l’occasion pour rendre hommage aux hommes et femmes qui ne ménagent aucun effort, dit-il, pour valoriser la culture du terroir qui regorge d’inépuisables trésors. « Avec son professionnalisme, la manifestation qui arrive à mobiliser 14 ou 15 nouveaux films algériens d’expression amazighe n’a rien à envier aux autres festivals internationaux. Cet événement qui en est à sa 8e édition est au seuil de la maturité », précise la star qui n’a pas voulu trop s’étaler sur son programme personnel.

Sur insistance des journalistes, l’artiste parle de son agenda et de ses projets. « Je devais me produire en Algérie en 2006. Tout était ficelé mais un problème de dernière minute a fait capoter le projet. Concernant ma prochaine œuvre qui sera mise sur le marché prochainement, elle a nécessité quatre ans de travail. Rien que pour la maquette, il m’a fallu plus de dix-huit mois. C’est pour vous dire que Takfarinas ne fait jamais dans le bricolage », résume l’invité d’honneur du festival qui sera marqué aujourd’hui par le début de compétition.

Les cinéphiles, qui auront l’embarras du choix et trois salles de projection à la maison de la culture et du musée, sont conviés à visionner Syfax, un documentaire d’Aït Saâda, Squelette de Yassine Fennane (Maroc), Tislatin u ghanim (les poupées de roseaux) (Maroc), ça tourne à Alger, un documentaire de Aggar Salim, Tin Hinan, un documentaire de Ali Lacheb, Eclipse totale de Yacine Mohamed Benelhadj, Le quotidien des automates, une fiction de Raoui Abdelghani, Aux frontières de la nuit de Nasser Bakhti (Suisse), Mon frère se marie de Jean-Stéphane Bron (Suisse) et On dirait le Sud de Vincent Pluss (Suisse). Pour boucler cette première journée pléthorique en œuvres cinématographiques, les organisateurs prévoient une table ronde intitulée « Quel dispositif pour l’aide au développement et à l’écriture des scénarios ? » qui sera suivie du film Arezki l’indigène de Djamel Bendedouche.  

par Kamel Beniaiche

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