Rebrab avertit que si l’Etat ne supprime pas la TVA sur les huiles alimentaires :

 Le bidon d’huile de 5 litres pourrait atteindre 10 000 DA !

LE JEUNE INDÉPENDANT 18/12/2007

Face la flambée des prix des huiles brutes sur le marché mondial, la bonbonne d’huile de table pourrait atteindre 1 000 DA en 2008, a prévenu hier le président-directeur général du groupe Cevital, M. Issad Rebrab Le patron de Cevital a toutefois souligné que la flambée des prix des huiles végétales «n’est pas le fait des producteurs» mais la cause est due plutôt à la hausse vertigineuse des cours des huiles brutes sur le marché mondial.

Pour étayer ses propos, il a cité l’huile de soja dont le prix est passé de 1 100 dollars la tonne à 1 115 dollars en l’espace d’une semaine. Le patron de Cevital a pourtant affirmé que, jusque-là, les prix pratiqué par son groupe sont bien inférieurs aux prix mondiaux grâce aux achats effectués avant l’augmentation des cours des huiles brutes.

«Cevital, qui a su faire de bons achats par anticipation, n’a pas répercuté tous les prix appliqués sur le marché mondial. Sans cela la hausse, qui est de l’ordre de 35 DA aurait pu atteindre 75 DA», a-t-il indiqué. Mais tôt ou tard, le groupe compte aller vers la réalité des prix, selon la déclaration de son P-DG.

«Une fois les stocks achetés par anticipation seront épuisés nous serons obligés de réajuster nos prix par rapport au marché mondial», a-t-il averti. M. Rebrab a affirmé à ce titre que les producteurs «n’ont aucun pouvoir sur les prix de détail» et «qu’il appartient à l’Etat d’alléger la pression sur les ménages en supprimant de la TVA».

Si l’Etat ne supprime par la TVA sur les huiles, il y a aura forcément une augmentation, et c’est le citoyen qui va en subir les conséquences, a-t-il insisté avant d’ajouter que les huiles végétales ne sont pas un luxe mais un produit de première nécessité.

Il a cité l’exemple de la Tunisie qui pratique un taux de 0 % de TVA sur les huiles et biens d’autres produits de large consommation. Leader dans la production des huiles alimentaires au niveau national, Cevital couvre 70 à 75 % des besoins du marché national.

Le reste est approvisionné par quatre autres producteurs privés répartis sur Alger, Béjaïa, Annaba, Oran, Maghnia et Aïn M’lila. Au total, la production nationale en huile végétale couvre largement les besoins du marché local. «L’offre est largement supérieure à la demande», a indiqué M. Rebrab ajoutant que Cevital peut, à elle seule, couvrir les besoins du marché local.

Il a affirmé à ce propos que son groupe dégage un excédent de 40 % qui est destiné à l’exportation. Il compte, par ailleurs, installer ses filiales de raffinage en Libye et en Arabie saoudite. «Nous comptons travailler à pleine capacité et exporter la totalité de nos excédents à partir de 2008», a-t-il affirmé.

Des exportations dont les recettes atteindraient, selon lui, 700 millions de dollars par an. Concernant le projet d’une unité de trituration d’une capacité de 15 000 tonnes par jour, M. Rebrab a rappelé que son groupe a déjà introduit un dossier auprès des servies du chef du gouvernement.

Il a suggéré, en parallèle de l’usine de trituration, le développement de la culture des graines oléagineuses avec le concours des pouvoirs publics, les industriels et les agriculteurs. Pour échapper aux fluctuations du marché mondial, le P-DG de Cevital, souligne que l’Algérie devrait produire ses propres huiles brutes qui sont actuellement importées à 100 %.  

par Zineb M.

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