Colère à Aït Bouadda

El Watan 24/09/2007

Le siège de l’APC d’Azazga a encore une fois été fermé par des citoyens. Ce sont les comités du village Aït Bouadda qui ont eu recours, samedi dernier, à cette action ultime. Ils revendiquent le renforcement de l’alimentation en eau potable pour l’ensemble du village.

Une opération de captage de sources a été lancée récemment mais les villageois dénoncent son caractère restreint. Ils demandent l’extension du projet à tous les quartiers. Les autorités locales se seraient engagées dans ce sens, sans que cela ne se concrétise sur le terrain. Les villageois n’ont rien constaté dans la conduite des travaux. Les entrevues avec les responsables concernés n’ayant abouti à rien de palpable, les comités du village ont décidé de paralyser les activités de l’APC jusqu’à l’obtention d’un engagement ferme pour la résolution du problème. L’aménagement de sources de montagne pour renforcer l’AEP, au profit des villageois, est pourtant une opération prioritaire dans la gestion des programmes de développement local.

Le projet affecté à Aït Bouadda a été pris en charge par la direction de l’action sociale de la wilaya de Tizi Ouzou. L’enveloppe budgétaire est fort modeste, puisqu’elle n’est que de 310 millions de centimes. Le secteur de l’AEP étant névralgique, vital pour la population, il existe d’innombrables possibilités pour inscrire un nouveau projet, plus conséquent, afin d’enrayer le spectre de la pénurie d’eau qui plane toute l’année sur de nombreux villages. Les budgets alloués au secteur de l’hydraulique sont importants et les programmes de développement sont multiples. Pour peu que la communication passe, et que la préoccupation du citoyen soit « captée ». Pour l’heure, l’on attend que la colère déborde dans la rue, que la protestation bloque l’activité dans tous les services, pour qu’une attention suffisante soit portée aux revendications des citoyens.

Le recours fréquent à la fermeture des sièges d’APC révèle une vraie cassure entre la population et les assemblées locales censées être élues pour traduire dans la gestion de la collectivité les requêtes des citoyens. Ce sont les assemblées locales qui subissent la fronde des citoyens, mais en général, la bureaucratie réside dans les administrations en charge de la répartition de l’argent public. L’ « arbitrage » dans l’affectation des opérations de développement se révèle parfois arbitraire.  

par Djaffar Tamani

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