Poursuite de la grève de la faim et arrestation de deux délégués des archs

Enseignants contractuels de l’amazigh de Bouira

LE JEUNE INDÉPENDANT 29/10/2007 Les enseignants et les enseignantes contractuels de l’amazigh poursuivent leur grève de la faim qu’ils ont entamée avant-hier à Alger, à la place du 1er-Mai, devant la maison de la Presse. La vingtaine d’enseignants et d’enseignantes de l’amazigh, parmi lesquels une femme enceinte ainsi que des représentants du comité citoyen des archs d’El-Asnam, venus en solidarité, ont passé la nuit d’avant-hier à la belle étoile.

Des habitants du bâtiment jouxtant la maison de la Presse se sont solidarisés avec eux en leur donnant des couvertures pour affronter le froid et la pluie. M. Redouane Osmane, secrétaire général du Conseil des lycées d’Alger, s’est rendu sur place pour s’enquérir de leur situation.

La LADDH de Hocine Zehouane, un député du RCD, M. Besbas, le fondateur du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) et des représentants du SNAPAP ont apporté, hier, leur soutien au mouvement. Il convient de souligner que deux délégués des archs d’El-Asnam, Mahmoud Bouchelkia et Belkacem Rachid, ont été arrêtés et que des enseignants grévistes ont failli connaître le même sort n’était l’intervention du député Ali Brahimi.

Les enseignants contractuels de l’amazigh revendiquent leur réintégration. Pour rappel, ces enseignants vacataires ont exercé cette profession à Bouira durant cinq ans. Le ministère de tutelle leur a signifié tout bonnement leur radiation après avoir recruté des enseignants licenciés des départements de l’amazigh.

En outre, les enseignants vacataires affirment qu’en sus de leur radiation, la tutelle ne leur verse pas leurs salaires depuis deux ans. Les enseignants en grève de la faim ne comptent pas baisser les bras et se disent déterminés à poursuivre leur action si la situation n’évolue pas.

Il est à signaler, dans un autre registre, qu’Ali Brahimi avait interpellé au début du mois à l’APN et par écrit le ministre de l’Education nationale, M. Benbouzid, lui demandant la réinsertion de ces enseignants au nombre de trente-deux.

Soulignant que le remplacement des contractuels n’a touché que dix d’entre eux, il s’est demandé sur quelle base la tutelle a supprimé trente-deux postes pour dix recrutements alors que la Constitution reconnaît le caractère national de l’amazigh, donc l’obligation de son enseignement au niveau national.

Argumentant la nécessité de leur réinsertion, M. Brahimi a affirmé la jouissance des concernés du diplôme Tanaka en l’amazigh et nombreux sont les diplômés dans les universités à cours et long cycle.
 

par Yassine Mohellebi

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