CÉRÉMONIE GRANDIOSE À LA MAISON-BLANCHE: LA PLANÈTE ENTIÈRE A SUIVI L’ÉVÉNEMENT

Un Black aux commandes de l’Amérique

Un Black aux commandes de l’AmériqueL’Amérique se réveille ce matin, après le rêve de Martin Luther King, et à sa tête un président noir, tournant ainsi la page des huit années du règne de George Bush.

Barack Obama a été investi hier, 44e président des Etats-Unis au bout d’une cérémonie historique et une ambiance hallucinante à laquelle ont assisté plus de deux millions de personnes. Juste après le discours d’investiture, le président Barack Obama a accompagné le président sortant George Walker Bush pour une cérémonie d’adieu. A son retour, il a pris un déjeuner au Statuary Hall, au Capitole.

«Nous serons les amis de tout le monde»

«Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des Etats-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis», a déclaré hier, Barack Hussein Obama devenu officiellement le 44e président des Etats-Unis d’Amérique. «A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd’hui, depuis les plus grandes capitales jusqu’au petit village où mon père est né au Kenya, Ndlr), sachez que l’Amérique est l’amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à diriger à nouveau», a déclaré M.Obama devant la foule rassemblée devant le Capitole et qui comptait plus de deux millions de personnes. Il faut noter toutefois qu’il n’a pas touché un mot de la situation en Palestine.
Les Américains ont choisi «l’espoir plutôt que la peur» a-t-il dit affirmant que «l’Amérique est prête à diriger à nouveau».
Le nouveau président a prévenu les extrémistes du monde entier qu’ils ne réussiraient pas à affaiblir les Etats-Unis qui «les vaincront». M.Obama a également promis que les Etats-Unis allaient «commencer à laisser l’Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan».
Au sujet de l’économie, il a estimé qu’elle est «gravement affaiblie», dénonçant «la cupidité et l’irresponsabilité de certains».


Le 56e défilé d’investiture a occupé toute l’après-midi. Des groupes venant de tout le pays ont participé aux défilés qui ont lieu sur la Pennsylvania Avenue à partir du Capitole en direction de la Maison-Blanche. Jamais une investiture présidentielle n’a soulevé autant d’enthousiasme et d’engouement populaire dans le monde entier. Devenu le premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama a fait de son intronisation un moment historique, en se référant notamment à deux figures emblématiques des Etats-Unis, Martin Luther King et Abraham Lincoln.


L’événement a été aussi médiatisé que les grands événements sportifs comme les Jeux olympiques, le Superbowl ou la Coupe du Monde de football. Mais d’autres voix mettaient en garde contre des espoirs «irréalistes», car Barack Obama hérite d’un pays aux prises avec deux guerres, en Irak et en Afghanistan, et avec une crise économique majeure.

Il sera confronté à plusieurs défis. Mais c’est durant les 100 premiers jours que tout se jouera pour M.Obama. C’est une règle implacable aux Etats-Unis: le nouveau président se trouvera sur une corde raide et il doit choisir soigneusement ses combats, alliant l’audace à la prudence.


En fait, il se heurte à un paradoxe troublant à la fin des festivités de son investiture. C’est que sa cote de popularité est à son plus haut point alors que ses moyens administratifs sont à leur bas niveau. Nombre de ses prédécesseurs ont subi des revers après avoir été portés au firmament. On cite l’initiative notoire du président Bill Clinton à propos des homosexuels dans les forces armées, laquelle a sérieusement compromis ses relations avec le ministère de la Défense.


De pareilles situations sont à même de mettre un nouveau dirigeant dans l’incapacité de prendre l’élan dont il a besoin pour résoudre les grandes questions de politique générale. En outre, le nouveau président doit aussi mettre un bémol à son désir de renier et faire table rase des politiques de son prédécesseur.

On rappelle également le phénomène baptisé «ABC» aux Etats-Unis («Anything But Clinton», tout sauf Clinton) pour ce qui caractérisa le premier mandat du président George W.Bush. Mais la force de l’Amérique n’est pas seulement dans la puissance de feu de ses chars et de ses F16, ses vastes champs de blé et de maïs. Elle est aussi dans sa démocratie interne et la solidité de ses institutions. Une des caractéristiques de la démocratie aux États-Unis est la passation périodique et ordonnée des pouvoirs d’un président à l’autre.


Les Américains savent quand la prochaine élection présidentielle aura lieu (le mardi suivant le premier lundi du mois de novembre tous les quatre ans) et que le pouvoir sera transmis le 20 janvier de l’année suivante au président qui vient d’être élu ou réélu.


Les présidents se succèdent à la Maison-Blanche, réalisent des miracles, commettent de graves erreurs, se heurtent à des questions parfois insolubles, mais la République a toujours survécu.

L' EXPRESSION

 

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