Human Rights Watch dénonce l’acharnement du palais royal sur l’identité berbère

Le Royaume refuse des prénoms amazighs

Après avoir dénoncé le Makhzen et ses pratiques scandaleuses et barbares sur des étudiants sahraouis et berbères qui sont torturés dans les geôles de sa majesté le roi Mohammed VI, voilà que l’organisation Human Rights Watch activant dans la protection et la défense des droits humains établit un rapport accablant sur le Maroc qui tente de spolier l’identité du peuple autochtone en refusant à certains citoyens d’accorder des prénoms berbères à leurs enfants. Après avoir dénoncé l’administration de son voisin algérien qui a refusé à maintes fois d’autoriser des parents à donner des prénoms berbères à leurs progénitures comme le cas du prénom Syphax, l’organisation accable le Maroc pour son refus "de permettre à ses citoyens à octroyer des prénoms berbères à leurs enfants". A cet effet, Human Rights Watch souligne que "de nombreux marocains ainsi que sa diaspora se sont vu refuser le droit d'inscrire leurs enfants sur les registres d'état civil à cause des prénoms berbères qu’ils portent". Le hic dans cette polémique qui fait réagir l’opinion publique et qui discrédite de plus en plus le Maroc dans le concert des nations est que l’administration du palais royal autorise des prénoms occidentaux et juifs et plusieurs citoyens se sont vus accorder des prénoms qui ne sont pas à caractère marocain.

En effet, la loi est claire à ce sujet qui dicte que  "les prénoms devront avoir un caractère marocain", c'est-à-dire berbère ou arabe. Néanmoins,  les administrations violent les lois en détournant cette loi à leur aise avec des prénoms uniquement arabo-musulmans. Rappelons que l’administration avait refusé d’accorder jadis des prénoms berbères à des citoyens bédouins dans les régions de Ouarzazate, Mekhnès et Essaouira.

Il est à souligner que tamazight est enseigné au primaire depuis un temps sur décision du roi disparu Hassan II, ce qui a créé un tollé dans le pays notamment chez les partis intégristes. Les Berbères du Maroc représentent un tiers de la population marocaine dont les droits, la culture et l’identité sont méprisés.  A cet effet, diverses associations comme  Tilleli qui a demandé la suppression de cette loi ont vu le jour revendiquant l’identité berbère.

Aujourd’hui, beaucoup de choses ont été accomplies, à l’instar de journaux en tamazight. D’autres associations comme Tamazgha, établie en France, ont dénoncé à maintes reprises l’interdiction d’octroi de prénoms berbères dans les pays du Maghreb.

Rappelons l’histoire du petit Amazigh dont le prénom a été refusé au sud du Maroc et qui est resté sans identité, ce qui a fait réagir plusieurs ONG pour la défense des droits de l’homme. Notons que l’organisation américaine a adressé un courrier de réclamation au ministère marocain de l'Intérieur, dénonçant plusieurs cas similaires d’interdiction de prénoms berbères par l’administration.

Néanmoins le ministère de l’Intérieur du royaume chérifien n’a pas donné suite à cette lettre de Human Rights Watch.

La Dépêche de kabylie

Agenda

November 2020
M T W T F S S
26 27 28 29 30 31 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 1 2 3 4 5 6