RENTRÉE SCOLAIRE À BÉJAÏA

Une école sans escaliers

Les écoliers béjaouis préfèrent-ils les ascenseurs en lieu et place des escaliers? La question mérite d'être posée.

Les deux salles de classe situées au premier étage d'une école primaire dans le quartier de Tizi, sur la périphérie de la ville de Béjaïa, sont restées inaccessibles en ce premier jour de l'année scolaire.
Et pour cause! L'escalier qui y mène a été démoli durant les vacances sans jamais être refait. Et dire que ces deux salles de classe devaient accueillir les élèves dimanche dernier. La municipalité de Béjaïa a dégagé toute la responsabilité quant à ce manquement, qui selon une source locale, est du ressort de la subdivision de l'urbanisme.

Une enveloppe financière a été dégagée par la municipalité pour remédier à cette situation. En attendant, les élèves vont encore endurer une surcharge de classes si ce n'est pas la double vacation qui touche de nombreuses écoles primaires de la ville de Béjaïa. Un signe qui ne trompe pas sur l'ampleur qu'a pris l'exode rural ces dernières années. Pendant que les écoles des régions rurales se vident et ferment une a une, celles des villes, et plus particulièrement de Béjaïa, grouillent comme des fourmilières. C'est l'un des faits qui a marqué la présente rentrée scolaire dans la wilaya de Béjaïa. Dans la même ville, une autre école primaire est restée sans téléphone depuis le dernier scrutin de la présidentielle.

Le directeur de cet établissement a beau écrire et réclamer auprès des services d'Algérie Télécom, en vain. «En cas d'urgence, je suis dans l'impuissance d'alerter même les pompiers» s'est-il plaint hier. Cette insuffisance intervient au moment même où l'on parle souvent de l'introduction de l'outil informatique et des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans les établissements scolaires. Ça ne sera certainement pas pour demain pour cette école et bien d'autres qui souffrent du minimum vital tel que l'eau potable. Les parents d'élèves du nouveau quartier Sid Ali Lebhar ont vécu une rentrée scolaire sur les nerfs. Le tout nouveau lycée qui devait accueillir leurs enfants ne sera pas opérationnel avant le mois de décembre. En attendant, ils doivent débourser une moyenne de 100 DA par jour pour assurer les frais de transport vers le lycée des Oliviers situé sur les hauteurs de la ville de Béjaïa. Et pourtant, ce n'est pas l'argent qui manque. Une enveloppe de 5 milliards de centimes pour les travaux d'aménagement et de grosses réparations dans les écoles primaires, CEM et lycées de la wilaya a été votée par l'APW de Béjaïa.

Les crédits des aménagements et grosses réparations n'ont pas été reçus suffisamment à temps, soit pendant la période des vacances. Du coup, l'étanchéité des classes et des bureaux, la réfection des toilettes et des robinets qui ont subi des dégâts durant l'année scolaire 2013-2014 sont restés en l'état. Voilà ce qui singularise la rentrée scolaire de chaque année à Béjaïa.
 
l'Expression  
 
   

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