APRÈS L'ANNONCE DE L'EXÉCUTION DE L'OTAGE FRANÇAIS

La consternation à Tizi Ouzou

APRÈS L'ANNONCE DE L'EXÉCUTION DE L'OTAGE FRANÇAIS
La consternation à Tizi OuzouC'était le choc hier à Tizi Ouzou à la nouvelle de la mort horrible de l'otage français enlevé il y a trois jours à Tikjda.
La population était consternée. L'indignation était à son apogée.

Le terrorisme frappe encore dans la région et de quelle manière! Un autre étranger vient de mourir sur la terre kabyle. C'était la phrase qui revenait sur toutes les lèvres.
Dans la ville de Tizi Ouzou, la nouvelle annoncée par tous les médias nationaux et internationaux s'est propagée comme une traînée de poudre. Toutes les personnes interrogées exprimaient l'angoisse des lendemains. «Je crains le pire. On dirait que la machine du mal s'est mise en branle» dit un vieux rencontré sur l'esplanade d'un café à Draâ Ben Khedda.
Les vieux lisaient en ces événements qui se succèdent en s'accélérant, l'annonce de grandes turbulences à l'instar de Aâmi Saïd, ancien maquisard. «Il se passe des choses horribles ces jours-ci. J'espère que je me trompe, mais je suis sceptique des lendemains» affirmait-il, consterné par la nouvelle.
Après les vieux qui voient en cette nouvelle un signe avant-coureur de grandes turbulences, les jeunes sont indignés que leur région soit citée dans des affaires macabres. «C'est quoi ce hasard qui fait que deux étrangers soient tués en Kabylie en l'espace d'un mois? D'où vient toute cette horreur?!» s'exclame Ameur, jeune étudiant. «Mais c'est l'horreur personnifiée! Ebossé tué par un projectile et aujourd'hui un autre étranger tué. Mais c'est quoi ça. Qu'est-ce qui se passe?» s'interroge un autre jeune à Tizi Ouzou.
«Je suis vraiment choqué. Franchement, je ne trouve pas les mots. Surtout que ça concerne directement la Kabylie.»

Hier en fin d'après-midi, la vie semblait s'arrêter à Tizi Ouzou. Beaucoup ne trouvaient pas les mots pour dire leur indignation. Mais les visages en disaient long. «Jamais de ma vie je n'ai imaginé que la Kabylie puisse vivre une horreur pareille. A présent je vois que ce qui se passe dans le monde n'est jamais loin. Il faut s'attendre à tout», conclut un autre étudiant en sociologie à l'université de Tizi Ouzou. En effet, l'angoisse était visible sur les visages des passants. «Je peux vous dire que je ne sais pas ce que va être demain. En tout cas, je crains le pire» affirme un autre citoyen abordé dans le transport public.
D'autres citoyens faisaient une lecture tout autre. «C'est un groupe terroriste qui cherche l'effet médiatique et il a bien réussi son coup, en même temps, l'image de la Kabylie en prend un coup très dur», affirme Adel, un autre étudiant.
Jusqu'à une heure tardive de l'après-midi d'hier, la classe politique locale n'avait pas encore réagi à l'information.
La même confusion concernait l'appel à la marche lancé pour aujourd'hui par un groupe de citoyens. L'action visait à dénoncer cet enlèvement et à appeler à sa libération. En matière d'enlèvements, la Kabylie détient le record absolu avec plus de 80 kidnappings depuis 2005, mais comme pour celui d'hier personne n'y croyait.

l'Expression

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