Un wali agressé, des policiers dans la rue et des institutions bloquées : malaise au sommet de l’État

La résidence du wali d’Illizi Ali Medaoui, a été partiellement saccagée dimanche soir par des jeunes en colère. L’acte n’est pas le premier du genre depuis deux ans dans cette wilaya, selon une source locale.

«Le wali d’Illizi a été agressé plusieurs fois depuis sa nomination. Cela ne nous surprend plus d’ailleurs », affirme notre source. Dans cette wilaya frontalière avec la Lybie, des notables et des citoyens mettent en avant la responsabilité du gouvernement. « Nous avons alerté plusieurs fois M. Sellal (Premier ministre) sur la situation mais rien n’a été fait, poussant ainsi au pourrissement. »

Président malade

Á Illizi, précise notre source, « Les citoyens attendent des solutions à leurs problèmes. » Or sur le terrain, rien n’a été fait malgré les promesses. « Le wali reçoit des dizaines de personnes chaque jour sans pour autant régler le moindre problème », jure notre interlocuteur.

Saisi, le ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaïz, a répondu en promettant aux notables d’opérer des changements dans le cadre d’un vaste mouvement des walis. « Mais l’engagement n’a pas été respecté et lorsque nous avions tenté de comprendre, un haut responsable, nous a clairement expliqué que ce retard était lié à la santé du président. »

Selon notre source, les autorités ont dit aux notables que « Le mouvement dans le corps des walis est tributaire d’un avis favorable du président. Or comme vous pouvez le vérifier plusieurs dossiers sont bloqués en attendant une décision du président. »

Blocage

Blocage : un mot qui revient très souvent dans la bouche des responsables ces derniers mois. Comme son président, le pays fonctionne au ralenti. Des décisions reportées, des projets gelés et des institutions bloquées en attendant un signal du président, Abdelaziz Bouteflika. Le gouvernement n’y échappe pas. «Il n’y a rien de particulier à signaler en ce qui concerne les activités du gouvernement. Actuellement nous sommes sur les préparatifs du 60e anniversaire de déclenchement de la guerre d’indépendance » le 1er novembre 1954, affirme une source au cabinet de Sellall.

Malaise

Qu’en est-il de la révision de la Constitution ? Notre source avoue qu’il ne dispose d’aucune information. « On en sait rien du tout », jure-t-il. « La révision de la Constitution doit être examinée au Conseil des ministres avant son adoption au Parlement, or, selon mes informations, aucun Conseil n’est programmé pour les prochaines semaines », affirme notre source.

Cette paralysie institutionnelle fait craindre le pire. Le rassemblement de protestation des policiers ce lundi à Ghardaïa témoigne, selon notre interlocuteur, « d’un vrai malaise » au sommet de l’État.

TSA 

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