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Il a été rendu public à l'occasion du 60e anniversaire du 1er novembre

Il a été rendu public à l'occasion du 60e anniversaire du 1er novembre

L’appel de l’opposition au peuple algérien

Il a été rendu public à l'occasion du 60e anniversaire du 1er novembre
L’appel de l’opposition au peuple algérienL’Instance de concertation et de suivi de l’opposition exhorte les citoyens à adhérer à sa démarche pour imposer un changement pacifique.

L’opposition unifiée invite à adhérer à “un processus salutaire dont l’objectif est l’instauration d’un système démocratique et social, seul en mesure d’assurer la justice, la liberté et l’égalité” à tous les Algériens.
Comme annoncé lors de sa dernière réunion tenue le 10 octobre dernier, l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO) a rendu public hier son appel au peuple algérien l’invitant à adhérer à sa démarche. Un appel lancé à l’occasion du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, comme pour faire un clin d’œil aux six historiques (Mostefa Ben Boulaïd, Larbi Ben M’hidi, Rabah Bitat, Mohamed Boudiaf, Mourad Didouche et Belkacem Krim) qui, il y a soixante ans, avaient usé de ce procédé pour en appeler aux Algériens et les mobiliser pour le combat libérateur.

Mais plutôt que d’inviter leurs concitoyens à emprunter les chemins de la rébellion, les opposants au régime actuel ont exhorté leurs concitoyens à adhérer à leur démarche pour imposer un changement pacifique.
“La célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale est une occasion privilégiée pour appeler à prendre conscience de la gravité de la situation que vit l’Algérie”. L’ICSO invite à adhérer à “un processus salutaire dont l’objectif est l’instauration d’un système démocratique et social, seul en mesure d’assurer la justice, la liberté et l’égalité entre tous ses enfants”, a assuré l’opposition dans son appel, tout en donnant une nouvelle appellation à leur structure en la rebaptisant Instance de suivi et de concertation de l’opposition. “L’Instance de concertation et de suivi de l’opposition vous invite à l’accompagner dans son action pour que l’avenir de l’Algérie soit fondé sur la construction d’un destin collectif destiné à assurer aux Algériennes et aux Algériens les conditions d’une prospérité partagée dans une Algérie forte, stable et juste”, a-t-elle lancé.

La réalisation d’un tel objectif passe par la mise en œuvre d’une transition démocratique qui, expliquent les rédacteurs de l’appel, “n’a de sens que si le peuple, dans toutes ses composantes, sa jeunesse et ses élites politiques et socioprofessionnelles, est convaincu de sa justesse et de la sincérité des femmes et des hommes qui l’animent”. “(…) Sans le peuple algérien, source de tout pouvoir et dépositaire exclusif de la souveraineté nationale, aucune solution n’est possible ni viable”, insiste-t-elle. Faisant un procès en règle du pouvoir, l’opposition a déploré la surexploitation de la ressource pétrolière dans le seul but de s’acheter une paix sociale somme toute fragile.
“Notre pays a engrangé, ces 15 dernières années, des recettes colossales jamais égalées depuis le recouvrement de l’Indépendance nationale. Cette manne financière, qui échappe à toute forme de contrôle populaire ou institutionnel, n’a ni servi le développement du pays ni garanti une paix sociale que le gouvernement veut assurer à coups de promesses irréalisables à court ou à moyen terme mais destinées surtout à gagner du temps”, a-t-elle dénoncé.

L’ICSO rend le régime en place responsable de la régression que connaissent les libertés dans le pays. “Le pouvoir politique persiste dans l’interdiction des rencontres avec la population, entrave l’action politique des partis politiques et muselle la liberté d’expression à travers les différentes formes de pression qu’il exerce, notamment, sur la presse indépendante”, s’est-elle offusquée non sans exprimer sa crainte de voir “la crise du régime politique” se transformer “en crise de l’État algérien”.

Autre pierre lancée par l’opposition au pouvoir de Bouteflika : l’instrumentalisation des bouleversements que connaît la région non pas pour “engager de véritables réformes politiques et économiques pour mettre l’Algérie à l’abri d’une autre rupture violente avec son histoire”, mais plutôt pour “limiter le champ des libertés et les espaces d’action politique tout comme elle a nourri un discours officiel articulé autour du  chantage sécuritaire pour justifier le refus de la transition vers un système démocratique et pour couvrir les scandales de grosse corruption qui ont miné le développement national (…)”.  La conclusion tirée par l’opposition est que l’Algérie est aujourd’hui face à “un choix crucial” : “La persistance de l’impasse politique actuelle” ou “la mobilisation pour un sursaut national salvateur, pour la préservation de la cohésion et de l’unité nationales”.

A. C.

Liberté 

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