Cevital baisse ses prix

e P-DG du groupe, Issad Rebrab, l’a annoncé hier

La Dépêche de Kabylie 06/09/2007

Cevital baisse ses prixLe patron du groupe privé Cevital, M. Issad Rebrab, a annoncé hier, mercredi, la baisse des prix de tous ses produits alimentaires au cours du mois de Ramadhan et durant le premier jour de l’Aïd, à l’issue d’une conférence de presse donnée sur " Cevital et la globalisation ", organisée au sein de son siège à Alger. En un seul mot, cette diminution des prix touchera le sucre, l’huile, la margarine, le S’men et l’eau minérale. Cevital commencera à appliquer ces baisses de prix à partir du début de ce mois sacré.

Cette baisse coûtera, estime le P-DG de Cevital, " la bagatelle de 171 millions de dinars, soit plus de 17 milliards de centimes ". Cevital fixe durant cette période le prix de l ‘huile, l’une des matières de base de la gastronomie algérienne, à 7 8,00 DA hors taxe (HT) au lieu de l’ancien prix qui est de 9 1,00 DA le litre toute taxe comprise (TTC), sortie d’usine. Le sucre blanc connaitra également une baisse.

Le kilogramme de sucre sera cédé désormais à 41 DA HT au lieu de 48 DA TTC actuellement en vigueur. Il s’agit en l’occurrence d’une baisse d’un dinar pour l’huile et de 36 dinars par pot de S'men. En entreprise citoyenne, Cevital veut stabiliser le marché, à travers une disponibilité du produit et des prix moins chers pour ne pas éroder le pouvoir d’achat des citoyens et, par là, stériliser les manœuvres spéculatives qui poussent à la flambée des prix des matières de base.

Les mégas projets de Rebrab
Abordant le sujet de la Globalisation, Rebrab fera savoir que Cevital doit s’inscrire dans ce processus et donc relever le défi de cette dernière. Dans ce cadre la stratégie du groupe est double : interne et externe. Sur le plan interne, il citera la mise en place d’un de développement à moyen et long termes basé sur une approche pragmatique et volontariste autour des projets structurant majeurs.

Comme à chaque occasion, il retrace son parcours d’industriel qui a débuté en 1971, M. Rebrab a fait part aussi de son projet dénommé " Cap 2015, dont, il a insisté de dire que notre seul objectif est surtout de pouvoir réaliser un complexe industriel ".
Plus explicite, il dira que " nous consistons en la création d’un complexe logistique, industriel et énergétique intégré autour de 5 à 7 pôles d’activité " dans la région de Cap-Djinet dans la wilaya de Boumerdès, et ce, pour un montant estimé à 20 milliards de dollars US.

Un complexe portuaire qui aura une vingtaine de kilomètres de quai et s’étendra sur 5 000 ha avec des unités de pétrochimie, d’aluminium, de sidérurgie, de construction navale et automobile, de production électrique, de dessalement d’eau de mer. Il prévoit même à terme l’implantation d’une ville nouvelle de 250 000 âmes, la création de 100 000 emplois directs et un million d’emplois indirects. Cette méga-installation aura pour incidence un surcroît d’exportation hors hydrocarbures de 15 milliards de dollars US à l’horizon 2015 et 30 milliards de dollars US en 2030. Dans le même sillage, Rebrab, d’un air fier de son groupe, affirmera que " d’ici 2010, nous prévoyons d’être le premier exportateur hors-hydrocarbures et le deuxième après Sonatrach ". Concernant les investissements directs étrangers, l’orateur a souligné, avec précision, qu’ils ne peuvent être que complémentaires aux investissements nationaux et que la vraie force économique d’un pays ne peut être assurée que par les nationaux. " Il n’y a pas un pays au monde qui est développé uniquement par les IDE ", a tenu à étayer ses propos.

Rebrab et la crise de la pomme de terre
A propos de la crise qu’a connue la pomme de terre, Rebrab regrette le fait que notre pays soit tomber dans cette crise. A cet effet, il dira qu’ " on est un pays agricole, on pourrait produire." Pourquoi cette crise, s’interroge-t-il ? La réponse est là. Il s’est exprimé en disant que cela est dû à l’absence de la politique agricole. La preuve. Il a cité les 165 fermes pilotes laissées en abondon. Mais, il reste optimiste au nouveau texte national de l’agriculture. Il dira, à ce sujet qu’heureusement, un texte national a connu le jour, suscitant de " donner en concession des terres agricoles à des investisseurs qui financent avec leur propres moyens".

De son point de vue, il a espéré de trouver des solutions à cette crise. Il s’agit de la création d’une usine de transformation de la pomme de terre, dont, estimera-t-il, permettra de surgeler les frite et divers produit tels que la purée. Outre cela, il envisage, également de construire un nouveau projet, notamment " l’université Cevital ", afin de former des managers plus qualifiés.  

par Nabila Belbachir

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