Colloque sur Mohamed Harbi

« Un historien à contre-courant »

EL WATAN 29/01/2008

Un colloque sur l’historien algérien Mohamed Harbi sera organisé les 30 et 31 janvier, à l’initiative de l’Institut Avempace en collaboration avec le quotidien El Watan et le Centre culturel français d’Oran.

La manifestation prévue à la salle de conférences de l’hôtel Royal porte l’intitulé générique « Mohamed Harbi, un historien à contre-courant ». L’auteur, connu notamment pour son ouvrage de référence FLN : mirage et réalité, interviendra à la clôture de la rencontre sur le thème « La Révolution algérienne entre histoire, mémoire et citoyenneté ». Pour le public oranais intéressé, certaines idées concernant ce sujet ont déjà été développées par l’auteur lors d’une manifestation similaire organisée dans ce même lieu les 18 et 19 avril 2007 en hommage à Frantz Fanon et lors de laquelle M. Harbi ayant inclus le débat qui s’en est suivi, a parlé de « Fanon anticolonial, Fanon postcolonial ». L’historien français Benjamin Stora de l’Institut national des langues et cultures orientales, Paris, avec lequel Harbi a beaucoup collaboré, comme pour l’ouvrage La guerre d’Algérie (1954-2004), La fin de l’amnésie (Robert Laffont, 2004), interviendra jeudi (2e jour) et parlera de son homologue comme « Un historien algérien en exil ». Alors que Houari Touati, président d’Avempace Institution, expliquera à l’ouverture de la manifestation « pourquoi un colloque sur Mohamed Harbi », une dizaine d’autres chercheurs venus d’horizons divers aborderont des thèmes liés à l’histoire de la Révolution algérienne, ses échos dans le monde et son impact sur la nation algérienne post-indépendance.

Omar Carlier, parti d’Oran, actuellement à l’université Paris VII, un des spécialistes de l’histoire du « populisme algérien », proposera justement dans la séance de l’après-midi de mercredi « une relecture d’un classique : FLN : mirage et réalité ». Parmi les autres intervenants, on citera Menouar Merrouche de l’université d’Alger « Entre nationalisme et militantisme : le parcours de Mohamed Harbi », Gilbert Meynier de l’université de Lyon « Mohamed Harbi : citoyenneté et histoire, national et universel », James Mac Dougall de la School of Oriental and African Studies, London « Ecritures de l’histoire et engagements critiques entre l’Algérie et la France », Fouad Soufi, conservateur des Archives nationales « Archives et histoire de la guerre de Libération nationale », Fatma Oussedik de l’université d’Alger « Mohamed Harbi et les femmes », Abdelmadjid Merdaci de l’université de Constantine « Lire Harbi : un marqueur de générations », Mohammed Hachemaoui de Sciences Po, 1er cycle Moyen-Orient-Méditerranée à Menton « Y a-t-il des tribus dans l’urne ? Sociologie d’une énigme dans l’Algérie contemporaine » et, enfin, Jean Leca de l’Institut d’études politiques, Paris pour « De la libération nationale aux libertés démocratiques ». En marge du colloque, le film La Guerre d’Algérie d’Yves Courrière et Philippe Monnier sera projeté jeudi à la fin des travaux.
 

par Djamel Benachour

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