Cela se passe à Dely-Ibrahim

Nous, habitants du Bois des Cars II, voisins de la supérette Opéra, située au niveau du même site, demandons l’intervention rapide des autorités compétentes pour mettre fin au calvaire que nous subissons depuis l’ouverture de cet établissement qui comprend la supérette et le restaurant rapide.

Ce calvaire peut se résumer en différents points suivants : difficultés de rentrer chez soi, occasionnées par les clients de cet établissement, difficultés de garer et de rentrer dans nos garages, occasionnées par le stationnement anarchique des clients de cet établissement, nuisances sonores occasionnées par le groupe électrogène, les compresseurs des équipements frigorifiques, les nombreux climatiseurs et les extracteurs d’air qui ressemblent à des réacteurs d’avions et le fonctionnement de cet établissement qui est de sept jours sur sept soit de 8h30 à 22h, pour la supérette, et à 23h30, voire 00h30 pour le restaurant.
Nous interpellons les autorités concernées à intervenir, et principalement le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, plus particulièrement la DGSN et la Direction générale de la Protection civile, le ministère du Commerce, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, le ministère des Finances, les autorités locales, le wali délégué de Chéraga et le P/APC de Dely-Ibrahim.

Pourquoi le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales et de la DGSN ?
Parce que cet établissement constitue une source d’atteinte à l’ordre public. Des bagarres ont très souvent dégénéré entre les clients de la supérette et les habitants du site. Des plaintes ont été enregistrées au niveau du commissariat de Dély-Ibrahim pour faire respecter les horaires de fermeture. Il faut intervenir avant qu’un drame n’arrive. La DGPC doit intervenir aussi parce qu’il s’agit d’un établissement qui reçoit du public qui ne répond pas aux normes de sécurité, notamment les sorties de secours en cas d’incendie. Il s’agit d’un établissement classé qui doit obéir à une réglementation appropriée. Pourquoi le ministère du Commerce ? C’est pour vérifier les documents qui ont permis l’ouverture de cet établissement, plus particulièrement les enquêtes de commodo et incomm odo. Les enquêteurs ne se sont jamais rapprochés des habitants du site. Pourquoi le ministère du Travail ? Parce que la réglementation n’est pas respectée. Absence de repos hebdomadaire, amplitude journalière non respectée, emploi de main-d’œuvre étrangère et mouvement de personnel très important.

Pourquoi le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme ?
Parce que les nuisances sonores émises par les équipements de cet établissement sont très importantes et ce, de nuit comme de jour : bruit émis par les équipements frigorifiques, notamment les compresseurs qui fonctionnent H24 ; bruit émis par les compresseurs des climatiseurs toute la journée et très tard dans la nuit ; bruit émis par les extracteurs d’air du restaurant toute la journée et jusqu’à 23h30, voire 00h30 et, enfin, le bruit assourdissant émis par le groupe électrogène qui se met en marche automatiquement de nuit comme de jour. Ce fonctionnement a été constaté par les éléments du commissariat de Dély-Ibrahim. Les gérants de cet établissement incombent la faute à la Sonelgaz qui n’arriverait pas à satisfaire leur demande en électricité. Cela est absolument faux, car le problème réside dans l’installation électrique interne qui ne répond pas à la capacité des équipements mis en œuvre. Pourquoi le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme ? Parce que cet établissement est situé dans un site résidentiel alors qu’il devrait être dans une zone d’activité. Il porte atteinte à la quiétude des habitants dans la mesure où il enfreint toutes les normes d’urbanisme.

Pourquoi le ministère des Finances ?
Parce que cet établissement est la conséquence d’une location par un propriétaire avide de gains faciles sur lesquels la DGI du ministère des Finances devrait se pencher plus sérieusement. Le contrat de location est-il enregistré et sur quelle base ? Cette supérette et ce restaurant sont gérés par de nouveaux phéniciens qui se croient en terrain conquis avec des méthodes qui rappellent le colonialisme d’antan. Ils se prétendent investisseurs, mais leur investissement est nul dans la mesure où il n’y a aucune valeur ajoutée. Les produits étalés et vendus sont issus dans leur majorité de l’importation.
Tout porte à croire qu’il y a là des opérations de transfert en devises fortes au moment où notre balance des paiements extérieurs est en chute libre.
Les autorités compétentes devraient examiner de plus près les apports de cet établissement et les opérations d’importations qui y sont effectuées.
L’invasion par ces nouveaux colons nous pousse à croire de manière très ferme à des opérations de blanchiment. Pour les habitants du site, il y a danger et les gérants de cet établissement, pour lesquels nous accordons le bénéfice du doute, nous leur demandons de s’installer dans une zone d’activité, ce qui leur permettraient d’accroître encore plus leurs bénéfices et pouvoir investir réellement dans des créneaux à valeur ajoutée. 

Mohamed Alem  - Bois des Cars II - Dely-Ibrahim (Alger)

LIBERTÉ

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