Suspension de la JSK par la CAF

Une décision inique et arbitraire

Suspension de la JSK par la CAF
Une décision inique et arbitraireLa Confédération africaine de football (CAF) a lourdement sanctionné la JS Kabylie : deux ans de suspension de toutes les compétitions organisées par cette instance continentale.

C’est une décision inique, arbitraire et contraire aux principes qui régissent le fonctionnement d’une association nationale. Elle n’est inscrite dans aucun registre réglementaire et disciplinaire de la CAF qui, dans le cas présent, s’est substituée à la Fédération algérienne de football (FAF) et à la Ligue de football professionnel (LFP) qui sont les seules habilitées à prononcer des sanctions disciplinaires contre des clubs algériens dans des affaires de discipline interne. Aucun texte ni article de ses statuts et règlements ne permet à la Confédération de sanctionner un club en dehors de faits qui se sont produits dans le cadre d’une compétition interne.

La CAF est passée outre et a pris la lourde décision d’exclure la JSK des deux prochaines éditions des compétitions interclubs africaines. Alors que le rapport de la commission d’enquête sur la mort d’Ebossé (JSK) n’a pas encore été divulgué, pour situer la responsabilité de la JSK dans ce drame, la CAF s’est précipitée pour infliger deux ans de suspension au club. Le club algérien n’aura aucune difficulté à annuler cette décision.Il devra, d’abord, faire appel de cette sentence auprès d’un organe juridictionnel de la CAF avant de se projeter vers le Tribunal arbitral du sport (Lausanne) qui préconise que le recours vers lui intervienne après épuisement des recours.

Il est quand même curieux de noter l’empressement de la CAF de suspendre la JSK dans une affaire qui concerne d’abord et avant tout les instances du football algérien. Dans deux cas plus graves encore, la Confédération n’a pas eu la célérité employée dans «l’affaire Ebossé ». Le 8 janvier 2010, le bus transportant les joueurs du Togo avait été mitraillé par des membres du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC) au moment de traverser la frontière qui sépare le Congo Brazzaville de l’Angola. Deux officiels de la délégation togolaise (le chargé de communication et l’entraîneur adjoint) ont été tués lors de l’attaque, sans compter les nombreux blessés parmi le groupe de joueurs.

La CAF n’a pris aucune sanction contre l’Angola, pays organisateur, responsable de la sécurité de ses hôtes. Pourtant, il y a eu mort d’homme. Les sévères critiques adressées par la FIFA à la CAF, responsable du tournoi, n’ont abouti à aucune sanction. Le 1er février 2011, une tragédie s’est produite au stade de Port Saïd (Egypte) à l’occasion du match Port Saïd-Ahly Le Caire. Un lourd bilan : 74 morts dans les rangs des supporters des deux clubs égyptiens. Ni Port Saïd et encore moins El Ahly du Caire n’ont été suspendus par la CAF.
La lutte contre la violence dans les stades est l’affaire de tous. Mais elle ne doit en aucun cas servir d’alibi pour régler des comptes, comme vient de le faire la CAF avec la JS Kabylie.  

El Watan  

 

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